En moyenne, chaque Belge travaille trois jours de plus par an par rapport à il y a cinq ans

Ensemble, la population Belge travaille 12,6 millions de jours en plus par an par rapport à il y a cinq ans. C’est le résultat d’une étude du secrétariat social Acerta.

Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, il y a plus d’emplois qu’il y a cinq ans, donc il y a plus de monde au travail. Parmi ceux qui travaillaient déjà il y a cinq ans, il y en a de plus en plus qui sont à temps plein ou en 4/5. Et on remarque, dans le même temps, qu’il y en a de moins en moins de personnes qui sont à mi-temps.

En résumé, ces dernières années, certains travailleurs ont augmenté leur volume, leur charge de travail et sont passés d’un mi-temps à un temps plein.

Donc, en moyenne, chaque Belge actif travaille trois jours de plus sur une année. Si on multiplie par quatre millions de travailleurs en Belgique, on obtient les 12,6 millions de jours supplémentaires prestés en 2018.

Les possibilités de travailler à mi-temps ont été amoindries de ce point de vue

Cette augmentation des contrats temps plein se justifie par la reprise de l’économie par rapport à il y a cinq ans. Il y a plus de demandes de la part des entreprises. Pour Amandine Boseret, juriste chez Acerta, il est donc logique que ces entreprises proposent plus de travail.

« Les employeurs ont de plus en plus de mal à trouver des travailleurs. Et évidemment, une fois qu’ils ont trouvé un travailleur, ils veulent lui offrir plus de travail. À côté de ça, il est certain qu’il y a un certain durcissement des règles du crédit-temps ces derniers temps, donc les possibilités de travailler à mi-temps ont été amoindries de ce point de vue. »

Le travail est aussi de plus en plus flexible : horaires à la carte, on peut faire du télétravail à la maison. Ce qui aide à concilier la vie privée et le travail. Les gens sont dès lors plus enclins à passer à temps plein puisqu’ils savent qu’ils peuvent aménager leur temps de travail plus comme ils le souhaitent.

Différence secteur marchand et non marchand

Cette augmentation des temps pleins concerne tout le monde, mais il reste de grosses différences entre le secteur marchand et le non marchand, dans lequel il reste encore beaucoup de temps partiel.

Dans le secteur marchand, sept contrats sur dix sont des temps plein, alors que dans le non marchand, dans les hôpitaux, dans les crèches ou dans les administrations, c’est quatre contrats sur dix. Cela peut s’expliquer par le manque de flexibilité en général dans ce secteur.

Donc, plus de temps plein en Belgique, mais si on y regarde de plus près, pas pour tout le monde et pas dans tous les secteurs de manière homogène.

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