Elia réalise de bons résultats en Allemagne, mais pas en Belgique

Ces bons résultats allemands compensent la baisse du bénéfice net d'Elia Transmission (Belgique) due au faible taux d'intérêt à dix ans.

Le résultat opérationnel (EBIT) de -0,8% est influencé négativement par la comptabilisation exceptionnelle d'une dette par rapport aux tarifs futurs (créance fiscale différée). Sans cette comptabilisation, il augmente de 11,8%.

La dette financière nette augmente de 14,9% à 2,9 milliards d'euros, notamment en raison d'un emprunt en Allemagne qui sera remboursé en 2013 via des surcharges facturées au consommateur final allemand. Les fonds propres augmentent de 3%, à 2,1 milliards d'euros.

Le Conseil d'administration proposera à l'assemblée générale des actionnaires du 21 mai prochain un dividende de 1,47 euro brut par action (1,10 euro net).

Concernant Elia Transmission, la baisse de l'EBIT (-25,1%) s'explique notamment par une dette tarifaire consécutive à la reconnaissance d'un avantage fiscal unique d'un montant de 39 millions d'euros et par la baisse de l'OLO précitée.

La consommation sur le réseau Elia en Belgique a baissé de 2% essentiellement en raison d'une activité économique moindre. La baisse la plus importante a été enregistrée au niveau des grands clients industriels directement raccordés au réseau (-3,9%).

En 2012, la Belgique a été un importateur net de 9,9 TWh depuis la France et les Pays-Bas, soit une hausse significative par rapport à l'importation nette de 2,6 TWh en 2011. Cette hausse s'explique par l'indisponibilité des centrales nucléaires Doel 3 et Tihange 2, mis à l'arrêt à la suite de problèmes de micro-fissures dans les cuves.

Dans son rapport annuel, Elia revient également sur le problème des certificats verts des producteurs wallons d'énergie renouvelable, qu'elle est obligée de racheter à 65 euros.

A la suite de l'augmentation importante du nombre de ces certificats verts, le tarif y afférent est passé de 1,889 euro par MWh à 5,9445 dès octobre 2012 puis 13,8159 euros depuis le 1er janvier, rappelle Elia, alors que le gouvernement wallon planche sur un nouveau plan devant permettre de supprimer cet effet pervers.

 

Belga

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