Electrabel veut doubler sa capacité éolienne onshore pour 2020

Une éolienne sur le site de  Roderhohe
Une éolienne sur le site de Roderhohe - © Archive YVES BOUCAU - BELGA

Electrabel compte doubler sa capacité d'énergie éolienne onshore d'ici 2020, a-t-elle annoncé jeudi à Bruxelles. Avec plus de 100 nouvelles éoliennes, le groupe s'est fixé un objectif de 400 MW d'ici cinq ans.

Electrabel fait de l'éolien sa priorité pour les cinq prochaines années. Avec un investissement total estimé à 400 millions d'euros d'ici 2020 (soutenu à 50% par Electrabel), le groupe veut doubler sa capacité onshore. D'ici la fin de l'année, 25 nouvelles éoliennes - réparties sur huit projets en Flandre et en Wallonie - seront déjà entrées en fonction ou en phase de construction. Electrabel table ensuite sur une vingtaine annuelle d'ici 2020, soit 40 MW supplémentaires chaque année.

Partenariat

Autre priorité d'Electrabel, le travail en partenariat. Depuis juin 2015, trois nouvelles sociétés ont été créées à cet effet. Via Wind4Flanders et Wind4Wallonia, tous les projets seront réalisés en partenariat 50/50. Electrabel y collaborera avec les intercommunales du nord et du sud du pays. Le projet GreenSky - qui deviendra un des principaux parcs éoliens du pays avec 25 éoliennes sur 6 communes - sera quant à lui partagé entre Electrabel, Saint-Trond, Infrabel et IBE. Electrabel sera à chaque fois chargée du développement, de la réalisation, de l'exploitation et de la maintenance des turbines.

Une partie du financement proviendra également de sa coopérative CoGreen fondée en 2013, par laquelle les riverains peuvent investir dans les parcs éoliens. L'année dernière, près de 500 coopérants ont permis d'investir 925.000 euros; un dividende de 50.433 euros a été distribué en juin, correspondant à un rendement de 5,45%, en accord avec les prévisions. Vingt nouvelles éoliennes seront ouvertes à la participation citoyenne en 2015.

"Mermaid"

Electrabel nourrit également un projet dans l'éolien offshore dans le cadre de l'association momentanée "Mermaid"; elle y détient 35%, les 65% étant à charge du consortium Otary. Ce projet prévoit la construction d'éoliennes en mer du Nord mais aussi l'implantation de convertisseurs d'énergie houlomotrice. Les permis d'environnement et de construire de la partie nord de la concession ont été accordés en avril dernier. Au total, ce sont entre 27 et 41 éoliennes qui devront être construites à 60 kilomètres des côtes, pour un budget estimé à 1,1 milliard d'euros. Si des solutions techniques du câblage en mer et leur financement sont encore en discussion entre les promoteurs, Elia et la CREG, Electrabel espère l'aboutissement du projet à l'horizon 2020.

Les projets du producteur d'énergie s'inscrivent dans la stratégie du groupe Engie (ex-GDF Suez), celui-ci souhaitant "devenir le leader de la transition énergétique en Europe". Ses ambitions sont de doubler sa capacité renouvelable d'ici 2025 et de réduire ses émissions de CO2. Electrabel se positionne également dans l'objectif de la Belgique, qui s'est engagée, dans le paquet européen 20/20/20, à produire 13% d'énergie à partir du renouvelable d'ici le début de la prochaine décennie, parmi lesquels 21% d'électricité verte. Mais tous ces projets se heurtent néanmoins encore à quelques obstacles; notamment des cadres très différents d'une région à l'autre du pays, une opposition parfois ferme des riverains, des zones déjà très sollicitées et un marché de l'électricité sous pression.

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