Economie: yo-yo de la bourse et incertitudes politiques

Le prochain dépassement de l’indice pivot devrait se produire en novembre 2019, selon les dernières prévisions d’inflation du Bureau du Plan. Ce qui signifie que les allocations sociales seraient augmentées de 2% en décembre 2019 et des salaires de la fonction publique de 2% aussi, mais en janvier 2020.

Décembre, un mois saignant sur les marchés financiers, puis un puissant rebond s’est mis en place. Des mouvements qui semblent tout de même très erratiques. C’est ce que les professionnels appellent la volatilité.

Et si l’on en croit Eric Mijot, responsable de la stratégie actions chez Amundi Asset Management, le spectacle est loin d’être terminé. "Ce n’est pas fini. La volatilité va continuer à être importante sur les marchés."

Pas de récession annoncée

Il faut donc s’attendre à pas mal de yo-yo sur les indices boursiers dans les prochains mois, sachant qu’avec le ralentissement de l’économie en Europe ou aux États-Unis, les profits des entreprises cotées risquent d’être moins bons que prévu.

Mais à priori, cela n'annonce pas forcément une récession. "A priori pour les États-Unis, pas avant un an et demi ou deux ans peut-être", selon Eric Mijot. Pour lui, en Europe, la récession n’est pas imminente non plus.

"On a une croissance qui reste encore au-dessus du potentiel, 1,5% à peu près, à une stabilisation, alors qu’on a un potentiel aux alentours de 1 ou 1,2%, quelque chose comme ça, donc ce n’est quand même pas si mal. On a cette année une année qui démarre avec des prix du pétrole qui sont beaucoup plus bas. Après les difficultés de l’année dernière — en France, les gilets jaunes, en Italie, etc. — quand on additionne l’Allemagne, la France et l’Italie, on va avoir environ 0,4% de stimulus fiscal finalement. Donc, vous voyez, on a quelques armes pour se satisfaire des mois qui viennent."

Incertitudes politiques, quel impact sur la croissance mondiale?

Et pour les prochains mois, on s'attend à pas mal d’incertitudes politiques, puisqu’on aura par exemple le Brexit et les élections européennes. La croissance économique, cette dynamique, il faudra aller la chercher chez les pays émergents 

"La croissance mondiale va ralentir aux alentours de 3,5%, ce qui n’est déjà pas mal, mais ça va ralentir globalement dans les pays développés et ça va — accélérer est un bien grand mot — se stabiliser au-dessus de 6% en Chine, aller un peu mieux en Inde et aller un peu mieux globalement dans les pays émergents. Donc, le différentiel de croissance va finalement être à l’avantage des pays émergents", ajoute Eric Mijot

La situation va donc s’améliorer dans les pays émergents, notamment parce qu’ils vont a priori bénéficier d’un dollar qui devrait arrêter de s’apprécier, une relance économique importante en Chine, plusieurs pour cent du PIB qui vont être injectés dans l’économie, et peut-être un accord entre la Chine et les États-Unis sur d’éventuels tarifs douaniers.

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