Ecluses sabotées: Marcinelle et Obourg rouvertes à la navigation

L'écluse d'Obourg a été sabotée
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L'écluse d'Obourg a été sabotée - © S. Vandreck/RTBF

Une écluse sur deux a été sabotée dans la nuit de mercredi à jeudi sur l'ensemble des voies navigables wallonnes. Sabotages anecdotiques ou dégradations sérieuses, une vingtaine d'ouvrages d'art sont touchés. 300 bateliers européens ont manifesté à Bruxelles ce jeudi.

Rien ne permet pour le moment d'incriminer les mariniers qui ont manifesté leur grogne auprès des autorités européennes. C'est la première fois que les actes de malveillance prennent une telle ampleur. Deux types de dégradations ont été commises: de la glu a été apposée sur les serrures des locaux donnant accès aux postes de commandes des écluses et des câbles électriques ou hydrauliques ont été sectionnés.

Parmi les installations les plus touchées, celles qui sont sur le canal Charleroi-Bruxelles et sur le canal du Centre, en particulier, l'écluse d'Obourg. Mais les écluses de Marcinelle et d'Obourg ont été rouvertes jeudi soir.

Une première estimation des dégâts parle d'une note de minimum 30 000 euros, comme l'explique dans l'onglet audio ci-contre Jean-Louis Libotte, inspecteur général à la Direction générale des voies hydrauliques du SPW, interrogé par Carl Defoy.

Pour le détail des installations hors service, voir le site des voies hydrauliques wallonnes.

300 bateliers manifestent à Bruxelles

Quelque 300 bateliers, principalement venus de Belgique, de France et des Pays-Bas, ont bruyamment réclamé jeudi à Bruxelles une rémunération correcte, dénonçant également une coûteuse réglementation européenne de mise des péniches les plus anciennes aux nouvelles normes.

Cette manifestation des bateliers européens, place du Luxembourg, devant le Parlement européen, visait notamment à demander une révision de la législation sur le transport et le contrôle technique des bateaux ainsi qu'une l'harmonisation fiscale, face à une concurrence de plus en plus forte des bateaux de plus grande taille et des bateliers d'Europe de l'est.

"Les prix sont ceux d'il y a trente ans", indiquait ainsi une banderole tenue par les manifestants qui ont lancé force pétards et quelques fumigènes colorés.

"Nos bateaux vont tous disparaître"

Mais les bateliers navigant sur les péniches les plus anciennes - qui sont aussi de plus petite taille - s'insurgent aussi contre le coût des modifications exigées pour mettre leur bâtiment aux normes.

"On ne gagne pas assez pour faire les réparations. Nos bateaux vont tous disparaître dans dix ans", a affirmé un batelier néerlandais venu manifester à Bruxelles, Jos Evens.

La manifestation était organisée à l'appel de Ons Recht/Notre Droit, une association de la batellerie belge, et soutenue par l'association néerlandaise ASV (Algemeene Schippersvereeniging) et La Glissoire, le Syndicat professionnel français de la batellerie artisanale.


RTBF avec Belga

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