E-commerce: des milliers d'emplois pourraient disparaître

Le commerce en ligne en Belgique est défavorisé par rapport aux pays voisins, selon Comeos
Le commerce en ligne en Belgique est défavorisé par rapport aux pays voisins, selon Comeos - © RTBF

A en croire Comeos, le porte-parole du commerce et des services, des milliers d'emplois pourraient disparaître en Belgique dans les prochaines années. La raison: le commerce en ligne, ou "e-commerce", est défavorisé par rapport aux pays voisins. Comeos dénonce un coût salarial trop élevé, un laxisme de la police fédérale concernant la criminalité en ligne, et les défaillances du système de livraison des colis.

Si on se fie à l’exemple livré par la fédération du commerce et des services, le commerce en ligne n’aurait pas toujours intérêt à emprunter la ligne directe, explique Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos : "Nous avons une entreprise établie à Anvers qui nous dit que pour livrer un client établi en Belgique, il est plus intéressant, moins cher et plus rapide, de passer par les Pays-Bas".

"Il y a l'un ou l'autre acteur dominant sur le marché qui élimine la concurrence, d'une façon ou d'une autre", ajoute-t-il en répondant qu'"on sait où les regards se portent", quand bpost est citée.

La poste réceptionne ce paquet de critiques mais renvoie le colis à l’expéditeur : Piet Van Speybroeck, porte-parole de bpost, réfute les critiques de Comeos sur le prix et la qualité.

"98% des colis qui nous sont confiés aujourd'hui sont livrés demain. Je crois qu'avec ce chiffre, nous nous classons parmi les meilleurs opérateurs en Europe", conclut-il.

La livraison est seulement une des problématiques soulevées par Comeos. En 2013, le secteur du commerce en ligne en Belgique représentait un chiffre d'affaires proche des 5 milliards d'euros, un chiffre en augmentation.

Mais une le nombre de commerçants en ligne qui réalisent des tâches depuis l'étranger est, lui aussi, en augmentation.

Sébastien Georis