Du neuf pour les aides aux entreprises à Bruxelles: voici ce qui change

Du nouveau dans les aides aux entreprises à Bruxelles: voici ce qui change
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Du nouveau dans les aides aux entreprises à Bruxelles: voici ce qui change - © BRUNO FAHY - BELGA

Le gouvernement bruxellois vient de réformer en profondeur l’ensemble des aides aux entreprises. Pas moins de 1500 entreprises bruxelloises en bénéficient. Il s'agit, dans une majorité des cas, de PME - de petites et moyennes entreprises.

Le budget? Près de 30 millions d'euros par an. Pour le ministre bruxellois de l'Economie Didier Gosuin (Défi), cette réforme était nécessaire: il fallait dépoussiérer ces dispositifs. 

Aides au recrutement, aide à la reconversion...

Il explique: "il y a d'abord des bourses de préactivité. Nous allons accompagner et aider financièrement les nouveaux projets qui sont en gestation. Nous allons les aider à grandir, et donc les financer. On a des aides au recrutement qui sont nouvelles, des aides à la reconversion industrielle, des aides qui appuient le développement de l’économie circulaire et l’économie sociale. On va aussi pouvoir financer le matériel de seconde main. Auparavant, on ne finançait que les nouveaux matériels. Donc, c’est toute une logique aujourd’hui d’une nouvelle dynamique économique qui se met en place."

Par ailleurs, certains dispositifs vont être supprimés. Les aides trop complexes, les aides pas utilisées et les effets d’aubaine. Il y aura aussi une carotte pour les entreprises établies à Bruxelles qui engagent des Bruxellois.

"Les entreprises qui adoptent des plans de diversité, qui engagent en contrat à durée indéterminée des jeunes ou des non-jeunes issus d’Actiris, des entreprises qui accueillent des stagiaires en alternance par exemple. Ces entreprises auront des taux majorés",  explique le ministre bruxellois de l'Economie.

L'UCM très optimiste

Ces entreprises bénéficieront dès lors d'aides plus importantes. Mais comment le monde patronal à Bruxelles réagit-il à cette annonce? L’Union des classes moyennes (UCM) demandait depuis longtemps une réforme de ces aides parce que 70 % des entrepreneurs francophones n’y faisaient pas appel. Elles étaient trop complexes ou alors ils en ignoraient jusqu’à l’existence.

"Il y a plein de nouvelles choses qui vont amener les entrepreneurs vers l’avenir", affirme Antoine Bertrand, conseiller économie environnement a l’UCM. 

Autre point positif, selon l'UCM, l'abaissement du seuil à partir duquel on peut introduire un dossier. Il passe ainsi de 15 000 euros à 10 000 euros).

"C'est un point sur lequel on s’est fort battu parce qu’on voulait vraiment que les starters puissent commencer à demander une aide avec un seuil minimal. Pour pouvoir bénéficier d’une aide, un starter pourra déjà avoir une aide s’il n’a investi que 10 000 euros, donc c’est vraiment un grand pas en avant," ajoute Antoine Bertrand.

Autre innovation: une plateforme digitale où les entreprises vont pouvoir solliciter les aides avec à la clé une grosse simplification. Elles ne devront rentrer leurs données qu’une seule fois. Après, quand elles solliciteront une nouvelle aide, plus besoin de tout recommencer.
 

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