Du cash contre votre voiture de société? Peu d'enthousiasme à 3 mois de la mesure

Le "cash for cars " n’aura sans doute qu’un impact limité sur le nombre de véhicules de société en circulation.
Le "cash for cars " n’aura sans doute qu’un impact limité sur le nombre de véhicules de société en circulation. - © YORICK JANSENS - BELGA

La Belgique offre un régime fiscal avantageux aux voitures de société, si bien qu'il en circule plus de 800 000 dans le royaume. Le gouvernement fédéral, offrira à partir du 1er janvier, une alternative : "cash for cars". Autrement dit, "de l'argent à la place des voitures" ; les employés qui ont déjà une voiture de société pourront l’échanger contre un complément de salaire équivalant, avec les mêmes avantages fiscaux. De là à faire diminuer le nombre de voitures de société sur nos routes ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette mesure ne suscite que peu d’enthousiasme. "Ce sont surtout les personnes qui ont déjà une deuxième voiture de société dans le ménage ou qui habitent plus en ville qui, éventuellement, seraient incitées à dire 'La voiture, je n’en veux plus et je veux la possibilité d’avoir du cash en net'", commente Gregory Jacos, responsable des ressources humaines au sein de Proximus.

Proposer des alternatives

L'entreprise de télécommunications gère pourtant une flotte de 4000 véhicules de société, et les employés sont de plus en plus ouverts aux alternatives offertes à la voiture de société : "C’est surtout quand on leur donne d’autres possibilités financées par l’employeur. Typiquement, on valorise la voiture, la carte carburant, le parking... Ce sont des euros qu’ils peuvent alors éventuellement dépenser à d’autres finalités, comme par exemple les abonnements aux transports publics ou les cartes flexibles aux transports publics, des parkings, aux gares, des vélos de société, etc.".

L’argent seul ne suffirait pas à convaincre ses employés d’abandonner leur voiture de société. Il faut encourager d’autres solutions de mobilité comme le font déjà certaines entreprises. Le "cash for cars " n’aura donc sans doute qu’un impact limité sur le nombre de véhicules de société en circulation.

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