Dominique Leroy: Belgacom apporte un rendement de 6% à l'Etat

Pour Dominique Leroy, directrice exécutive de Belgacom-Proximus, une participation dans Belgacom présente, pour la Belgique, un réel intérêt économique.
Pour Dominique Leroy, directrice exécutive de Belgacom-Proximus, une participation dans Belgacom présente, pour la Belgique, un réel intérêt économique. - © ERIC LALMAND - BELGA

Au terme de 2014, l'heure est au bilan chez Belgacom-Proximus. L'entreprise de télécommunication cotée en bourse a gagné plus de 40% cette année. Elle offre donc des dividendes élevés à ses actionnaires, dont l’Etat belge qui en détient 53% des parts. Or, deux partis de la majorité (la N-VA et l'Open VLD) envisagent de céder une partie de cette participation pour combler -un peu- le déficit du budget fédéral.

Tout en niant vouloir s’ingérer dans des choix politiques, Dominique Leroy, directrice exécutive de Belgacom-Proximus déclare qu’une participation dans Belgacom présente, pour la Belgique, un réel intérêt économique.

"Belgacom offre aujourd’hui un dividende dont le rendement est de l’ordre de 6% brut alors que l’Etat emprunte dans le même temps à près de 1%. Il y a donc encore toujours économiquement parlant plus d’intérêt à garder une participation dans l’entreprise Belgacom qu’à aller la vendre. Mais outre le plan économique, il y a le plan politique ou philosophique qui est de savoir si l’Etat doit rester actionnaire d’une société de télécoms. C’est un débat dans lequel je ne veux pas m’immiscer. Ce qui est certain, c’est que l’Etat a aujourd’hui 53,5% de la société. Il pourrait diminuer sa participation à 50% sans grands soucis en mettant ses actions sur le marché boursier. Baisser sous les 50% imposerait une modification de la loi et cela ne se fera donc pas à court terme si cela devait être à l’agenda."

Dominique Delhalle

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