Doel 1: le réacteur nucléaire a redémarré, l'Europe attentive

Le réacteur nucléaire Doel 1, qui s'était automatiquement mis à l'arrêt samedi soir à la suite d'un problème avec un alternateur, a été redémarré ce lundi vers 11h00, a indiqué Electrabel.

Selon le fournisseur, l'alternateur défectueux ne se trouvait pas dans la partie nucléaire de la centrale. Le problème se situait au niveau d'une grande dynamo où l'électricité est produite. 

Désormais, sur les sept réacteurs nucléaire belges, seul Doel 3 reste pour l'heure à l'arrêt. En principe, celui-ci devrait redémarrer ce mercredi 6 janvier. Doel 3 a été mis à l'arrêt dans la nuit du 24 au 25 décembre en raison d'une fuite d'eau survenue dans un générateur de la partie non nucléaire de la centrale. Le réacteur venait de reprendre son activité après un arrêt, qui avait duré du 26 mars 2014 au 21 décembre dernier, dû à la découverte de microfissures dans sa cuve en acier.

"Pas d'inquiétude", selon l'AFCN

L'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) comprend que les incidents successifs survenus dans les centrales nucléaires à Doel et à Tihange sont inquiétants pour le monde extérieur, mais estime qu'il n'y a aucune raison de s'en faire.

"Pour nous, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Sinon, nous serions intervenus", a déclaré la porte-parole du gendarme belge du secteur nucléaire, Nele Scheerlinck. La porte-parole relève que les derniers incidents - un problème avec l'alternateur au réacteur Doel 1 et une fuite d'eau dans un générateur de courant à Doel 3 - ont eu lieu dans la partie non nucléaire des installations. En principe, de tels incidents ne relèvent pas de la compétence de l'AFCN. "Ce sont de petits défauts qui peuvent se produire partout", selon la porte-parole.

L'AFCN n'a actuellement pas été interrogée de manière officielle par un pays étranger sur les incidents. Les Pays-Bas et l'Allemagne ont exprimé leurs préoccupations à la suite des incidents dans les centrales nucléaires belges. 

L'Europe attentive au respect des règles de sécurité

La garantie de la sécurité des centrales nucléaires est une compétence nationale, a assuré lundi une porte-parole de la Commission européenne. Anna-Kaisa Itkonen a précisé à Belga que "comme les autres Etats membres de l'UE, la Belgique est responsable du redémarrage" des centrales mises à l'arrêt.

La Commission européenne garde néanmoins à l'oeil les conditions de sécurité, et a été mise au courant en novembre dernier par l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) que les réacteurs fissurés de Doel 3 et Tihange 2 pouvaient à nouveau être mis à contribution.

Il est possible que dans le courant de l'année, l'exécutif européen exige de l'AFCN un nouveau bilan de la situation nucléaire en Belgique. La porte-parole a par ailleurs souligné qu'au sein du Groupe des régulateurs européens de la sûreté nucléaire (ENSREG), les autorités nationales de sécurité cherchaient à organiser "une approche commune" de la sûreté nucléaire.

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