Dix ans de l'euro: les nouveaux membres de l'UE pas pressés d'adhérer à l'euro

L'euro fait moins recette avec la crise.
L'euro fait moins recette avec la crise. - © EPA

Longtemps convoité, l'euro fait moins recette avec la crise. Les pays qui ne l'ont pas encore ne sont désormais plus aussi pressés de l'avoir, à l'exception de la Lituanie et de la Lettonie.

REPUBLIQUE TCHEQUE:

Près de 70% des Tchèques se prononcent contre l'adoption de l'euro par leur pays de 10,5 millions d'habitants et seulement 18% le souhaitent, selon un sondage de l'institut SANEP publié en novembre.

Le Premier ministre Petr Necas a déclaré à plusieurs reprises que son gouvernement n'allait pas fixer de date pour l'adhésion à l'euro pendant son mandat qui expire en 2014.

A la mi-décembre, la Banque nationale tchèque et le ministère des Finances ont également recommandé de ne pas fixer de date pour l'adoption de l'euro et de ne pas chercher à entrer dans le Mécanisme de taux de change européen (MCE II) en 2012.

POLOGNE:

Presque trois quarts des Polonais ne veulent pas que leur pays adhère à l'euro, contre 22% qui le souhaitent, selon un sondage publié début décembre.

La Pologne, 38 millions d'habitants, n'a pas fixé de date d'adhésion, mais compte respecter en 2015 tous les critères de Maastricht.

"C'est un objectif stratégique. Nous voulons rejoindre la zone euro, mais pas maintenant", a déclaré début décembre le gouverneur de la banque centrale Marek Belka.

BULGARIE:

La Bulgarie, 7,4 millions d'habitants, pourrait respecter les critères de Maastricht à partir de l'année prochaine, selon le gouvernement. Tout en maintenant son objectif d'adhérer à la zone euro, elle n'a pas toutefois fixé de date de son entrée dans MCE II.

HONGRIE:

En dépit de la crise de la dette, la Hongrie, 10 millions d'habitants, est déterminée à rejoindre la zone euro, "pratiquement une nécessité économique" selon le président Pal Schmitt, mais le gouvernement hongrois ne l'envisage pas avant 2020.

LETTONIE:

La Lettonie, 2,2 millions d'habitants, reste décidée à adopter l'euro en 2014, a confirmé en octobre le gouvernement à Riga.

L'inflation constituant le principal risque sur son chemin vers la monnaie commune, le gouvernement s'est déclaré prêt à intervenir avec vigueur si elle devait augmenter.

LITUANIE:

La Lituanie, 3 millions d'habitants, espérait initialement rejoindre la zone euro en 2007 mais elle a du y renoncer à cause d'une inflation légèrement supérieure au seuil requis.

La gouvernement de centre-droit à Vilnius table désormais sur une entrée dans la zone euro en 2014.

Depuis cette année cependant, les opposants à l'euro sont plus nombreux en Lituanie que ses partisans: selon un sondage publié fin novembre 49% des personnes interrogées étaient contre et 43% pour.


Belga
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