Disney a du mal à digérer 21st Century Fox mais prépare le lancement de sa plateforme de streaming

Walt Disney Company a publié ses résultats semestriels dans la nuit de mardi à mercredi. Ces résultats ont été assez mal accueillis hier par les investisseurs, alors qu’on avait plutôt l’impression que Disney volait de record en record. En cause : des bénéfices inférieurs aux attentes étant donné l'intégration du groupe 21st Century Fox, ingéré par la marque à la souris pour 71 millions de dollars.

Les résultats sont en demi-teinte. D'un côté, le récent rachat des studions 21st Century Fox pèse sur les résultats du groupe et de l'autre, les films Disney cartonnent. "Le studio a généré huit milliards de dollars de recettes au box-office cette année, un nouveau record dans notre industrie. Il nous reste cinq mois pour faire encore mieux avec des films comme Maléfique, Frozen 2 ou encore Star Wars: The Rise of Skywalker, se félicite Bob Iger, patron de Walt Disney Company. À ce stade, nous avons diffusé cinq des six premiers films au box-office, dont quatre ont généré plus d’un milliard de dollars de recettes. Avengers: Endgame est même devenu le film qui a rapporté le plus dans l’histoire du cinéma avec environ 2,8 milliards de dollars."

Ce nouveau volet de la saga Avengers côtoie donc les autres films à plus d’un milliard de dollars de recettes cette année : Captain Marvel, Aladdin et Le Roi lion. Et celui-ci, qui devrait bientôt franchir le seuil du milliard.

Mais alors quel est l’intérêt stratégique de l'acquisition de 21st Century Fox ? D'abord, la signature ultra connue du célèbre studio. Il possède un immense catalogue de films et permettent donc d'enrichir les contenus détenus par Netflix.

Alimenter les plateformes de streaming

Mais alors pourquoi vouloir toujours plus de films et séries griffés Disney ? Pour convaincre des dizaines de millions de consommateurs de s’abonner au service de streaming Disney+ que l’entreprise compte lancer en novembre, un sacré défi puisqu’il s’agira de concurrencer Amazon et surtout Netflix. "Nous analysons le rachat de la 21st Century Fox uniquement en fonction des développements futurs de notre business et de son potentiel à long terme dans le cadre de notre transformation digitale vers le streaming", concède Bob Iger.

Pour Disney, la diffusion de sa production en streaming est un développement stratégique capital. L'illustration principale de ce positionnement est particulièrement visible lorsqu'on se projette. À la fin de l’année, Disney disposera de trois plateformes DTC (Direct To Consumer, qui signifie direct avec le consommateur) : Disney+, ESPN+ pour le sport et Hulu, un site américain de vidéos à la demande par abonnement qui propose des films, des séries télévisées et des clips musicaux. Il faut évidemment alimenter toutes ces plateformes avec des contenus et sur ce plan, il faut bien le dire, Disney a des arguments à faire valoir avec ses marques : Disney, Pixar, Marvel ou encore Lucasfilm.

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