Diminution du nombre de Belges en défaut de paiement: la tendance est confirmée

Diminution de nombre de Belges en défaut de paiement: la tendance est confirmée
Diminution de nombre de Belges en défaut de paiement: la tendance est confirmée - © FRED DUFOUR - AFP

Le nombre de belges en défaut de remboursement de leur crédit diminue. Crédits à la consommation, emprunts immobilier, …
C’est la deuxième année d’affilée que le nombre de défauts de paiement diminue. Et les nouvelles difficultés à rembourser - celles qui apparaissent d'année en année - ont même chuté de 10% par rapport à 2017. Voilà ce qui ressort des dernières données enregistrées par la centrale des crédits de la Banque Nationale

Cela faisait pourtant plus de dix ans que le nombre de belges qui ont du mal à rembourser leur crédit ne cessait d’augmenter, de manière plutôt inquiétante. Or, depuis deux ans, cette tendance aux difficultés croissantes à rembourser à non seulement marqué un arrêt, mais aussi et surtout une amélioration nette. Cela dit, le tableau général n'est pas tout rose pour autant. Il y a aujourd’hui toujours 355 mille belges en défaut de paiement (soit environ 3% de la population).

La durée des crédits immobilier s'est allongée, et leur montant a tendance à augmenter: inquiétant?

C’est vrai la durée médiane d’un crédit, c’est 20 ans aujourd’hui (chiffres de décembre 2018). Mais ce n’est pas forcément inquiétant. Parce que le nombre de crédits se tasse: -1% en un an. Or les crédits à la consommation, qui sont le cœur du problème - Ils représentent encore presque 90% des emprunts pour lesquels il y a des difficultés à rembourser - ont également tendance à se tasser. En particulier les ouvertures de crédit - pratiquées par les banques et les magasins, formule particulièrement souple, mais aussi particulièrement décriée pour son risque de spirale d'endettement, ont tendance a reculer.

La vraie inquiétude c'est donc une question: Nous sommes pour l'instant dans une conjoncture économique plutôt favorable, mais si une récession pointait le bout de son nez...est-ce que les problème de remboursement ne repartiraient pas à la hausse de manière spectaculaire?

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