Digitalisation du monde du travail: pour un emploi détruit, quatre emplois créés, selon une étude

Même les astronautes verront certaines de leurs tâches effectuées par des robots
Même les astronautes verront certaines de leurs tâches effectuées par des robots - © Sven Hoppe - BELGAIMAGE

Quel impact la digitalisation de notre économie va-t-elle avoir sur l’emploi ? Une étude, réalisée par le cabinet de consultants Roland Berger pour le compte de l’organisation patronale Agoria, tente de répondre à la question... et tire des conclusions assez optimistes.

Pour chaque emploi détruit par la digitalisation, l’économie belge devrait créer près de quatre emplois nouveaux. De nombreuses personnes vont voir leur job disparaître, alors pour d'autres la demande de main-d’œuvre devrait fortement augmenter, ce qui nécessitera des investissements massifs dans la formation et la reconversion des travailleurs.

"Les formations seront très nécessaires pour un peu plus que 300.000 personnes, pointe Marc Lambotte, patron d'Agoria. Ce sont des gens dont le job va disparaître, des professions qui vont disparaître, et ces gens-là vont devoir se former pendant une période plus étendue, jusqu’à 18 mois, ce qui veut donc dire vraiment apprendre un nouveau métier."

L'administration et les ouvriers touchés

Le personnel administratif et les ouvriers sont les principaux concernés par ce basculement dans le marché de l'emploi. "Au niveau du personnel administratif, il y a beaucoup de choses qui vont être automatisées, et donc ces gens vont devoir apprendre autre chose. Les ouvriers, ceux qui travaillent avec leurs mains, mais du travail répétitif, vont parfois disparaître et être remplacés — soyons honnêtes — par des robots. Ils vont donc devoir apprendre un autre métier. Mais il y a évidemment des tas de métiers qui vont continuer à exister et on va avoir de nouveaux métiers qui seront créés aussi."

Exemple de ces nouveaux métiers : planificateur de mobilité, un métier qui devient de plus en plus nécessaire, face aux défis des villes d'offrir une mobilité intermodale efficace. Pour créer les formations nécessaires, tout le monde va devoir s'y mettre, commente le patron d'Agoria : "Chacun d’entre nous va devoir investir un peu de temps personnel. Les entreprises vont devoir investir, les autorités vont devoir investir pour que les formations soient disponibles. Si on ne fait rien, là on a un problème. Ce n’est alors plus une opportunité, mais un problème, parce qu’alors il y a des centaines de milliers de gens qui ne vont plus avoir d’emploi. On a même calculé l’opportunité : c’est à peu près 90 milliards d’euros en 2030 de prospérité qui est en jeu".

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