"Dieselgate": Fiat-Chrysler cinquième constructeur mis en examen en France

Le groupe automobile Fiat-Chrysler a été mis en examen mardi dans l’enquête en France sur le "Dieselgate", devenant ainsi le cinquième constructeur poursuivi dans ce scandale portant sur des fraudes aux contrôles antipollution de moteurs diesel, a indiqué son avocat à l’AFP.

Après Volkswagen, Renault, Peugeot et Citroën, Fiat-Chrysler Automobiles (FCA) Italie a été mis en examen pour "tromperie sur les qualités substantielles d’une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal", a confirmé à l’AFP une source judiciaire.

Le groupe a en outre été placé sous le statut de témoin assisté pour "entrave" à l’enquête et astreint à verser un cautionnement de 150.000 euros et constituer une garantie bancaire de 200.000 euros, a précisé Me Alexis Gublin, avocat du groupe italo-américain aujourd’hui propriété de la holding Stellantis.


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"FCA Italie conteste les faits qui lui sont reprochés et croit fermement que les véhicules en cause étaient conformes à la réglementation en vigueur et s’emploiera à le démontrer", a réagi Me Gublin.

FCA Italie "a désormais la possibilité de présenter une défense précise et exhaustive contre des soupçons qu’elle n’a pas eu jusqu’à présent la possibilité de contester dans le cadre d’une procédure contradictoire", a-t-il ajouté.

Stellantis devrait réagir dans l’après-midi selon une source proche du dossier.

Après cinq ans d’enquête en France, ces poursuites judiciaires ouvrent la voie à un éventuel procès, avec un risque d’amendes de plusieurs milliards d’euros pour les constructeurs. Les propriétaires de véhicules pourraient alors réclamer une indemnisation.

 

 

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