Deuxième tour des stress tests des banques, Dexia et KBC concernées

La première session avait eu lieu en juillet 2010, presque toutes les banques l'avaient réussie. Mais cette fois l'examen s'annonce plus compliqué.

Dès avant même la sortie des résultats en juillet dernier, les doutes étaient dans les stress tests qui visent à mesurer la résistance des banques à des chocs imprévus.

Pas assez sévères selon de nombreux experts. Quelques mois plus tard, l'écroulement des banques irlandaises leur donnait raison.

Voilà donc la deuxième session imposée à 88 banques.

Tous les scénarii de tension ont été durcis avec notamment une prise en compte accrue du risque souverain, c'est-à-dire de la chute de la valeur des obligations des pays de la zone euro.

Pour plusieurs experts que nous avons sondés, il y aura plus de banques recalées, mais pas trop, cela ferait mauvais effet.

Car le principe même des stress tests est ambigu : ils doivent révéler la vérité des chiffres et en même temps rassurer. Pas toujours compatible, donc sévère sans excès!

En tout cas du côté des banques, on  les accepte plutôt de bon gré. Geert Van Meerbergen de Febelfin, la fédération professionnelle du secteur. "Depuis la crise financière, nous ne pouvons plus dire explicitement qu'il n'y a plus de danger possible et donc il est essentiel de pouvoir démontrer que en cas de problème majeur, quoique hypothétique, il y a tout de même un niveau de résistance dans le chef des banques."  

Objectif : restaurer la confiance mais il faudra attendre juin prochain pour la remise des bulletins.

 

Michel Visart

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