De gros investisseurs institutionnels arrivent sur le marché immobilier résidentiel belge

C'est une tendance qui pourrait bien se développer chez nous, l’arrivée de gros investisseurs institutionnels, comme les compagnies d’assurance ou les fonds de pension par exemple, sur le marché immobilier résidentiel.

Les investisseurs institutionnels sont assez peu présents sur ce créneau. Mais selon Eric Verlinden, administrateur délégué de la société Trevi, ils commencent à regarder ce qu’il est possible de faire dans ce domaine, même s’ils n’achètent pas encore des masses d’appartements, contrairement, dit-il, à ce qui se passe en France ou en Allemagne.

"Il y a par exemple des Français, on a d’autres associés fonciers en France, qui achètent des blocs importants de résidentiel. Et eux commencent à regarder la Belgique. Pourquoi ? Parce que les prix sont quand même relativement faibles, avec des taux de rendement qui sont relativement comparables à chez eux et des protections de locataires moins contraignantes qu’en France. En Allemagne, vous avez la même chose. Vous avez actuellement des investissements massifs par des gros institutionnels qui achètent des appartements."

"Une gestion un peu préhistorique"

Autre gros avantage, la stabilité des revenus. Il y a globalement peu de vacances locatives dans le résidentiel, alors que lorsqu'on investit dans un immeuble de bureaux, il suffit parfois qu’un client important s’en aille pour que les revenus soient plombés pour de longs mois.

Mais nos institutionnels ne se lancent pas à cause du coût de la gestion d’un parc résidentiel. Pour Eric Verlinden, les immeubles dits intelligents commencent à sortir de terre, mais ils sont encore très minoritaires.

"Ça veut donc dire qu’on est encore avec une gestion que je qualifierais d’un peu préhistorique dans l’approche qui rend l’intervention humaine encore assez importante, et donc assez coûteuse."

L'immeuble intelligent 

L’immeuble intelligent est la promesse notamment d’une gestion à distance pour le chauffage, l’éclairage, l’eau, les déchets ou encore l’énergie. En France ou en Allemagne, les investisseurs institutionnels privilégient les immeubles à appartements neufs, moins énergivores, moins coûteux à entretenir et a priori censés ne pas avoir de gros problèmes techniques pendant 10 ou 15 ans. 

"De manière générale, ils répondent mieux à la demande actuelle de logements, c’est-à-dire le concept des logements qui sont (inaudible) correspondent mieux à la demande."

Ils répondent donc à la demande en termes d’isolation ou de taille par exemple, les appartements étant en moyenne plus petits aujourd’hui qu’il y a 15 ou 20 ans.

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