Des entreprises belges entament leur "marche pour le climat"

Des entreprises belges entament leur "marche pour le climat"
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Des entreprises belges entament leur "marche pour le climat" - © MYCHELE DANIAU - AFP

127 entreprises de la transition écologique signent un plaidoyer pour une économie régénérative.

Les magasins Färm, les sodas Simone a Soif et l’asbl Cyclo, pour n’en citer que trois. Pour la plupart, ce sont des petites entreprises actives dans l’alimentation durable, la mobilité douce ou les matériaux de construction en économie circulaire. Avec ce plaidoyer, elles sont en train de réaliser leur propre marche pour le climat. Cet engagement politique qui émane du monde économique, avec des revendications en matière de gouvernance, de mobilité, de logement ou d’alimentation.

Nous souhaitons apporter une lecture économique du climat

Difficile, pour l’instant de parler de l’émergence d’une nouvelle fédération patronale verte.

Certaines revendications sont très générales et d’autres concernent directement la vie de ces entreprises. Ce que résume Marc Lemaire, représentant de la plateforme d’entreprises signataires de ce plaidoyer. " Nous n’avons pas la prétention de dire que nous allons créer l’Union wallonne verte ou la FEB verte. Nous souhaitons apporter une lecture économique du climat, ce que font peu ou pas assez les autres fédérations. Nous sommes face à un enjeu historique. Il est important de dire aux politiques, que ce n’est pas un enjeu parmi d’autres, comme cela se fait tous les cinq ans quand vous faites votre déclaration de politique régionale. Prenez la mesure des choses, et cela se chiffre à 14 milliards d’euros. "

15% du produit brut wallon

14 milliards d’euros, cela représente 15% du produit intérieur brut wallon. Un investissement énorme pour amorcer une transition environnementale.

Mais ces entreprises sont plutôt petites, et donc plus fragiles. Elles demandent plus de soutien à leur croissance, du soutien et des subsides. Mais aussi la création d’un statut particulier d’entreprises de la transition écologique, ainsi qu’une politique de prix différente. Marc Lemaire va jusqu’à plaider pour un tax shift vert. " Il est important d’avoir une forme de fiscalité verte, qui attribue un avantage pour des produits qui sont bons pour l’environnement et des désavantages pour des produits qui ne le sont pas. C’est finalement redéfinir un juste prix.li faut aussi que les pouvoirs publics et les politiques comprennent qu’il faut travailler sur le produit. "

Mais envoyer un signal prix aux consommateurs sur certains produits relève de la fiscalité, une matière fédérale. Or, ce plaidoyer d’entreprises s’adresse surtout à ce stade aux niveaux régional, bruxellois et wallon.

 

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