Delhaize et Ahold, l'envers d'une fusion

Plus d’un an que la fusion des deux groupes de supermarchés, le belge Delhaize et le néerlandais Ahold, était annoncée. Plus d’un an et c’est désormais officiel après le feu vert donné par les autorités de la concurrence américaines.

Derrière cette fusion, les supermarchés Delhaize, à la peine ces derniers temps, et l’enseigne Albert Heijn, présente surtout aux Pays-Bas, mais également en Flandre avec une vingtaine de magasins.

Sans compter les activités internationales, au Luxembourg, en Grèce, et surtout aux Etats-Unis.

Deux groupes, économiquement très complémentaires, à part quelques doublons, aux Etats-Unis justement.

Pour pouvoir fusionner donc, ils ont dû s'engager à y revendre quelques magasins afin d’éviter la trop grande proximité. Proximité qui pourrait porter atteinte à la sacro-sainte concurrence chère aux Américains et sur laquelle les différentes autorités de régulation devaient statuer.

C'est désormais chose faite. Reste à voir la réaction des marchés financiers où l’action sera désormais cotée sous le symbole AD à partir de ce lundi 25 juillet, mais à en croire l’évolution positive de l’action Delhaize depuis l’annonce de la fusion il y a environ un an cela ne devrait pas poser de problèmes.

Enfin, il y a les chiffres de ce nouveau mastodonte de la grande distribution. Concrètement, le nouveau groupe exploitera donc plus de 6500 magasins en Europe et aux États-Unis, emploiera environ 375 000 travailleurs, pour un total de plus de 50 millions de clients.

Le tout pour un chiffre d’affaires commun de 62,6 milliards d’euros en 2015.

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