Déconfinement en Belgique : le retour au travail, du management à la crainte des employés

Ce lundi 11 mai, la Belgique a entamé son déconfinement. Un déconfinement progressif, à tâtons. Mais qui a tout de même signifié le retour au travail pour bon nombre d’employés et de managers, dans un environnement complètement différent. Pour le chef de la communication de Akkanto, Thierry Bouckaert, "la crise qu’on a vécu va changer fondamentalement la manière de travailler".

Après la crise, la crise ?

Bien évidemment les situations ont été différentes pour chacun pendant cette période de confinement liée au coronavirus. Certains se sont retrouvés en chômage temporaire pour force majeure "avec un sentiment parfois un peu de culpabilité ou d’inutilité face à d’autres personnes qui ont dû travailler", constate Thierry Bouckeart.


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Et pour les personnes qui ont dû continuer à travailler soit sur place, comme le personnel soignant ou encore les caissiers et caissières soit depuis chez eux, en télétravail, "il manque toute la dimension humaine et de contact qui est fondamentale pour nous, êtres humains".

Rassurer au maximum

Face à la crise, les entreprises ont dû s’adapter et s’adapter vite. Pour certaines, c’est carrément toute la culture de l’entreprise qui a été bouleversée. Après cette phase de gestion de l’urgence et d’information des employés, il faut passer à la deuxième phase ; rassurer.


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"Pour rassurer, il faut connaître les craintes de ses employés, donc il faut les interroger, les questionner, les écouter, une espèce d’écoute active très importante. Et certainement aussi, troisième élément, il faut redonner une perspective, c’est-à-dire qu’il faut effectivement dire aux employés qui ont été absents, qui ont été loin du bureau : quel est le sens que vous donnez à votre travail quotidien ? Et ça, c’est encore plus important aujourd’hui qu’en situation normale", indique Thierry Bouckeart.

Repenser le management

Apprendre à faire confiance, c’est certainement l’une des leçons que les cultures d’entreprises ont dû intégrer face à cette crise. Ce qui signifie d’une certaine manière que le micromanagement a été rendu obsolète à l’épreuve du coronavirus.


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En effet, si certains managers pensaient encore qu’un employé en télétravail ne travaille pas et qu’il doit être sur place pour être correctement observé, il a dû changer son schéma de pensée.

En fait, beaucoup de chefs d’entreprise, beaucoup de managers ont découvert à l’occasion de cette crise, à leur grand étonnement souvent d’ailleurs, que le télétravail est efficace, que ça marche et qu’il faudra le maintenir, sans doute pas cinq jours par semaine comme c’est souvent le cas dans les entreprises, mais au moins deux ou trois jours par semaine.

Archives : extrait de la conférence de presse du SPF Santé publique et du Centre de crise national le 27/04/2020

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