Déchets radioactifs enfouis à La Louvière: Duferco dément formellement

Selon plusieurs témoins relayés par Médor et interrogés par la RTBF, des déchets radioactifs auraient été enfouis sur le site de l'ancienne usine sidérurgique Duferco à La Louvière en 2011. D'anciens membres du personnel auraient témoigné. La direction de Duferco dément et évoque la diffamation

Selon Médor, des témoignages d'ex-membres du personnel de l'entreprise Duferco à La Louvière auraient indiqué que des poussières contaminées au césium 137 auraient été enfuies sur le site de l'entreprise. Plainte a été déposée au parquet de Mons par des anciens travailleurs. Le procureur du roi de Mons a confirmé le dépôt de plainte, sans autre commentaire.

Pour la direction: des "accusations fantaisistes

Pour la direction de l'entreprise Duferco, les accusations sont fantaisistes. "Il n'y a aucune volonté de cacher des déchets et l'entreprise dément formellement", a indiqué à l'Agence Belga la porte-parole de Duferco, confirmant une information relayée par la presse locale. "Des éléments radioactifs enfouis dans le sol sont de toute façon toujours détectables. Des mesures ont été effectuées dans l'entreprise et chez les riverains et tout s'est avéré négatif", a précisé la porte-parole, en évoquant la diffamation.

"Il y a effectivement eu un incident, en septembre 2011, sur des poussières industrielles de chez Duferco envoyées pour être traitées dans une autre société", a précisé la porte-parole de l'entreprise sidérurgique. "Il y a eu une alerte faiblement positive à la radioactivité au césium 137. Les 320 tonnes de poussières étaient faiblement contaminées. Toute de suite, l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN), l'Organisme national des déchets radioactifs et de matières fissiles (ONDRAF) et Contrôle ATOM ont été contactés. Il n'existe pas d'installation en Belgique pour stocker une telle qualité de produit faiblement contaminé. L'AFCN a ainsi donné une autorisation de stockage sur le site de La Louvière." Les déchets ont été isolés dans un lieu confiné. Ce permis est arrivé à son terme en septembre dernier. Un agrément a été donné à Duferco par l'ONDRAF pour traiter les poussières contaminées, a confirmé l'Organisme.

"Les 320 tonnes seront réduites à 20 fûts de 200 litres qui seront pris en charge par l'ONDRAF", a souligné la porte-parole de Duferco. "Le reste des poussières non contaminées seront évacuées vers une filière ad hoc pour être valorisées. Ce processus va durer environ deux ans. Nous serons en période d'achat et de montage des équipements jusqu'en juillet 2018, en période de test jusqu'en octobre avant de passer à la phase de traitement proprement dite jusqu'en avril 2020."

Un permis de stockage des poussières faiblement radioactives dans un lieu confiné a été octroyé à Duferco par l'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN). Ce permis est arrivé à son terme en septembre dernier. Un agrément a été donné à Duferco par l'Organisme national des déchets radioactifs et de matières fissiles (ONDRAF) pour traiter les poussières contaminées.

"Les 320 tonnes seront réduites à 20 fûts de 200 litres qui seront pris en charge par l'ONDRAF", a indiqué la porte-parole de Duferco. "Le reste des poussières non contaminées seront évacuées vers une filière ad hoc pour être valorisées. Ce processus va durer environ deux ans. Nous serons en période d'achat et de montage des équipements jusqu'en juillet 2018, en période de test jusqu'en octobre avant de passer à la phase de traitement proprement dite jusqu'en avril 2020."

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