De plus en plus de Belges travaillent au-delà de l'âge de 65 ans

Les 65 ans et plus sont de plus en plus nombreux à travailler
Les 65 ans et plus sont de plus en plus nombreux à travailler - © RTBF

Travailler à l'âge de la retraite, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir le faire en Belgique, même si on a du mal à mettre un chiffre sur ce phénomène. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a une demande aussi bien du côté des entreprises que du côté des 65 ans et plus.

 

Cette double demande existe. En tout cas, elle commence tout doucement à se matérialiser. Côté entreprises, il s'agit souvent d'une solution de rechange quand on n'a pas réussi à trouver le profil dont on a besoin, comme l’explique Roger Van Steenbergen, administrateur délégué de Vinçotte, à la RTBF : "Vous savez comme moi qu’il y a une pénurie sur le marché du travail, que nous cherchons chaque année entre 180 et 200 personnes. Donc nous avons un déficit chronique de techniciens qualifiés et ingénieurs qualifiés. Je ne dis pas que le travail au-delà de 65 ans est la solution à ce problème-là, mais ça apporte quand même une solution dans certains cas concrets et des problèmes spécifiques".

Besoin de sociabilité

Côté retraités, il y a l'exemple de Simone, 66 ans. Elle avance deux arguments pour expliquer qu'à l'âge de la retraite elle continue à travailler comme intérimaire chez Tractebel engineering : "Il y a un besoin de sociabilité. J’aime beaucoup rester au contact des gens, surtout que je suis avec des gens très jeunes et je trouve cela très agréable. Le travail me plait aussi beaucoup, donc je n’ai pas envie de m’arrêter de travailler. Et il y avait aussi, hélas, un besoin financier, puisqu’ayant été indépendante toute un temps, quand j’ai reçu la lettre de l’Office des pensions, je ne me suis dit que je vais encore un peu travailler…"

Envie de contacts sociaux et nécessité financière : ce sont deux arguments qu'il faut mettre en balance avec une autre réalité. Après 65 ans, la productivité n'est évidemment plus la même qu'à 35 ou 40 ans, et parfois, le besoin de souffler se fait plus impérieux.

M. Gassée

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