De plus en plus de Belges souscrivent à la banque mobile

Le nombre de souscriptions à la banque mobile a connu en 2015 un "croissance exceptionnelle" de 1,1 million de souscriptions, pour atteindre un total de 3,19 millions d'abonnements, ressort-il du bilan annuel de la fédération du secteur financier (Febelfin) présenté mercredi.

Par rapport à 2013 (1,04 million), le nombre d'abonnements à la banque mobile a même triplé. En 2011, il y a à peine cinq ans, on ne comptait que 0,14 million de souscriptions à la banque mobile en Belgique.

Un succès qui s'explique par "une facilité d'utilisation pour ce qui concerne la consultation des comptes mais aussi pour le paiement", selon le président de Febelfin, Rik Vandenberghe.

S'agissant de la banque en ligne, on comptait en Belgique l'an dernier un total de 11,1 millions de souscriptions, contre 10,6 millions en 2014, soit quasiment davantage que le nombre de Belges.

"Outils sûrs, faciles et rapides"

Pour Febelfin, tant la banque en ligne que la banque mobile sont "des outils sûrs, faciles et rapides" pour effectuer des opérations bancaires. Mais ces outils soulèvent également certaines préoccupations, notamment en matière de protection des données privées et de respect de la vie privée.

Febelfin a mené une étude sur la banque numérique et la vie privée dont il ressort que 96% des clients interrogés jugent que le solde de leur compte bancaire est une information "très sensible" ou "plutôt sensible". Une très nette majorité des clients jugent également "très sensible" ou "plutôt sensible" leur numéro de compte bancaire, leurs investissements ou encore leurs revenus.

Cette enquête révèle en outre que 81% des répondants font confiance à leur banque pour le traitement des données personnelles. La banque se trouve à cet égard derrière le médecin ou la police mais loin devant les entreprises internet ou Facebook, ce qui fait dire au président de Febelfin que "les banques ont une carte à jouer à ce niveau-là face à d'autres joueurs sur internet". "On a la confiance des clients dans ce domaine mais il faut agir pour continuer à mériter cette confiance", estime Rik Vandenberghe, pour qui il s'agit là d'un "message-clef pour l'avenir des banques".

Febelfin a par ailleurs rappelé les investissements importants réalisés par les banques belges pour renforcer la cybersécurité. Le secteur financier va ainsi mettre en place prochainement une plateforme d'échanges d'informations entre les institutions financières en matière de cybersécurité, ce qui doit permettre au secteur d'être mieux armé pour lutter contre la cybercriminalité.

Les chiffres en la matière restent assez rassurants en Belgique. En 2015, 283 fraudes ont été recensées (277 en 2014) pour un montant total perdu de 1,018 million d'euros (653 082 euros en 2014).

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