De gros achats de titres Volkswagen agitent la Bourse

L'action Volkswagen reprend des couleurs après de gros achats par un "mystérieux" acheteur
L'action Volkswagen reprend des couleurs après de gros achats par un "mystérieux" acheteur - © PATRIK STOLLARZ - AFP

De gros achats d'actions Volkswagen faisaient grimper le titre à la Bourse de Francfort vendredi, suscitant des spéculations sur un acheteur "mystérieux" de titres du géant automobile qui se débat avec le scandale des moteurs diesel truqués.

L'action ordinaire de Volkswagen prenait 7,19% à 124,55 euros à la Bourse de Francfort à 14H50 GMT, après avoir grimpé de jusqu'à 12% plus tôt dans le journée.

L'action préférentielle, celle qui est cotée sur l'indice Dax des valeurs vedettes allemandes, grimpait quant à elle de 2,75% à 106,35 euros la même heure.

Le titre Volkswagen a perdu 50% sur les deux semaines suivant les révélations de son trucage à grande échelle de moteurs diesel, effaçant plus de 25 milliards d'euros de capitalisation boursière de la société, et faisant de la valeur une aubaine, aux yeux de certains analystes.

+16% en une semaine

Plusieurs banques, comme Berenberg par exemple, ont émis une recommandation à l'achat sur l'action, qui en a profité pour reprendre quelques couleurs cette semaine (+16% par rapport à la clôture de vendredi dernier).

Mais les mouvements de vendredi sur l'action ordinaire suggéraient de gros achats qui dépassent potentiellement le cadre de la simple spéculation sur un rebond du titre. "Cela ne peut pas être anodin", a assuré à l'AFP une source de marché.

Le journal allemand Bild parlait d'un "mystérieux bond" et supputait qu'il y avait "anguille sous roche", évoquant une rumeur de marché d'achats de titres par le clan Porsche et Piëch, actionnaire majoritaire de Volkswagen.

L'hypothèse d'un renforcement par un actionnaire de sa participation paraissait étayée par le fait que c'est l'action ordinaire qui en profitait le plus. C'est à chacune de celles-ci qu'est rattaché un droit de vote. L'action préférentielle donne le droit à un dividende plus conséquent mais moins de pouvoir d'intervention.

Les familles Porsche et Piëch, héritières de l'inventeur de la Coccinelle et fondateur de Volkswagen, détiennent par le biais de leur holding Porsche SE 52,2% du capital du mastodonte automobile. Juste après l'éclatement du scandale des moteurs truqués, qui a vu Volkswagen installer un logiciel fraudeur sur 11 millions de voitures dans le monde, Porsche SE a déjà étendu sa mainmise sur Volkswagen en rachetant 1,5% de Volkswagen à Suzuki.

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