De Croo et Reynders sceptiques quant à une entrée en Bourse de Belfius en avril

De Croo et Reynders sceptiques quant à une entrée en Bourse de Belfius en avril
De Croo et Reynders sceptiques quant à une entrée en Bourse de Belfius en avril - © JASPER JACOBS - BELGA

Le ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld) et son collègue des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) sont sceptiques quant à la possibilité d'une entrée en Bourse de Belfius au mois d'avril, évoquée dimanche par le ministre de l'Economie Kris Peeters (CD&V) sur la chaîne flamande Eén (VRT).

"Je reste très prudent mais je suis optimiste", avait notamment déclaré ce dernier, en réitérant sa volonté de trouver une solution pour les coopérants Arco.

On laisse tomber deux milliards d'euros

"Je suis absolument partisan d'une entrée en Bourse et cela aurait déjà dû être fait. Mais nous ne mènerons pas cette opération à un moment où ce sont les soldes à la Bourse. Si l'on regarde la situation actuelle, ça signifie qu'on laisse tomber deux milliards d'euros", a réagi lundi Alexander de Croo dans l'émission De Ochtend.

La question sera encore discutée au sein du gouvernement mais, selon le ministre des Finances, la décision d'une entrée en Bourse ne peut être prise par un exécutif en affaires courantes.

"Avec une reprise des Bourses, c'est peut-être possible mais je ne vois pour l'instant aucune opportunité d'un point de vue financier", a renchéri Didier Reynders, interrogé lors de la même émission. "Les Bourses sont très basses partout, y compris en Belgique. Il est donc très difficile de penser aujourd'hui à une entrée en Bourse d'une partie de Belfius", a-t-il poursuivi, en estimant par ailleurs que la campagne électorale en vue des élections de mai prochain est visiblement lancée.

Le vice-premier ministre libéral en veut pour preuve la récente sortie de Pieter De Crem (CD&V) sur la fusion des zones de police bruxelloises après les incidents de la nuit du réveillon. "Il n'existe pas de solution institutionnelle à ce type de problème. Regardez Paris: c'est une zone de police unique. Mais est-ce mieux qu'à Molenbeek? Nous allons entendre, jusqu'aux élections, davantage de solutions flamandes pour Bruxelles. Le ministre De Crem est aussi un homme politique", a souligné Didier Reynders.

Ce dernier n'est pas favorable à une zone unique mais laisse la porte entrouverte. "Les incidents importants à Bruxelles pourraient être mieux gérés à partir d'un quartier général au centre de la ville. Mais, pour le reste, il est utile de rester proche de la population", a-t-il conclu.

Archives : Journal télévisé 10/08/2018

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