Le DAB+, un support où les publicités vont devoir se réinventer

La révolution de la radio est en marche !
La révolution de la radio est en marche ! - © TVN

Le DAB +, la radio numérique, a été officiellement lancée aujourd'hui. Une nouvelle façon d’écouter la radio, avec plus de confort et plus de choix pour l'auditeur.  En fait, c'est une véritable révolution qui va s'opérer dans le monde de la radio. La FM va progressivement disparaître pour faire place à la radio numérique. Mais comme toutes les vraies révolutions technologiques, celle-ci va s'opérer progressivement. Aujourd'hui, les partenaires de Maradio.be — la RTBF et les radios privées francophones — ont lancé officiellement les premières fréquences DAB +.

Ceux qui en sont déjà équipés peuvent donc déjà capter dix stations sur les nouvelles fréquences, 17 avant la fin de l'année et 24 au printemps prochain. A Mais qu'est-ce qu'elle a de plus cette nouvelle façon de diffuser la radio ?

 Un confort d'écoute inégalé

Elle a tout ce que la FM n'a pas, affirme Francis Goffin administrateur délégué de Maradio.be : "Le DAB +, c’est un peu l’équivalent numérique de la FM mais avec beaucoup plus d’avantages. Il y plus de place pour mettre plus de radios, on peut ajouter des images et des données multimédias et la couverture est nettement meilleure. Faites l’expérience de rouler en voiture et d’écouter la radio en roulant, c’est époustouflant on a un confort d’écoute partout sur les territoires couverts par les émetteurs. Des émetteurs qui vont fonctionner par blocs régionaux. La Wallonie est et Bruxelles sont ainsi divisées en blocs qui correspondent à des zones de diffusion bien délimitées. Une radio de Malmedy ne pourra être entendue à Mons par exemple. En revanche les grandes stations généralistes auront toujours une couverture sur tout le territoire de la Fédération Wallonie Bruxelles. Et on pourra aussi capter les programmes DAB + dans les pays qui en seront équipés. Certains pays, comme la Norvège ont déjà supprimé la FM."  

La voiture: le premier marché de la radio numérique

Une partie des auditeurs sont déjà équipés du DAB+, parfois sans le savoir. Ceux qui ont acheté un véhicule neuf récemment par exemple. Or, les Belges écoutent majoritairement la radio dans leur voiture. Aujourd’hui 30 % des véhicules neufs sont déjà pré-équipés du DAB + qui est proposé sur les modèles de série. Certaines marques le proposent en option mais à court terme, tous les véhicules en seront pourvus.

Et puis il y a tout le marché des récepteurs radios qui vont devoir être renouvelés. Le changement a déjà commencé comme l'explique Janick De Saedeleer porte-parole de Mediamarkt. "Actuellement, c’est la Flandre qui est la plus en avance sur ce marché car il y a déjà des programmes en DAB + qui sont accessibles. Mais la Wallonie s’y met aussi. Aujourd’hui, c’est 50 % de radios analogiques et 50 % de radios DAB + mais on va vers une répartition 30-70. C’est un marché en pleine expansion d’autant que les récepteurs sont très abordables. On en trouve à partir de 30 euros et ça va jusqu’à 200 euros. Ce n’est pas un équipement de luxe."

Et la publicité ? Comment va-t-elle trouver sa place sur le DAB + ?

En fait elle va migrer en même temps que les radios FM actuelles vers le nouveau système. Mais il devrait y avoir de la place pour de nouvelles applications. Le DAB + va permettre d'afficher des informations, des images et sans doute de nouveaux contenus publicitaires qu'il va falloir inventer pour ce nouveau support.

Mais le DAB +, c'est aussi plus de concurrence dans le futur pour la RTBF. L'exemple de la Grande Bretagne où le DAB + a dynamisé le marché publicitaire laisse espérer un développement similaire chez nous. Reste que le premier enjeu pour toutes les radios généralistes comme la nôtre, c'est de garder envers et contre tous les auditeurs et donc les parts de marché qui vont avec. Sans le DAB + cela serait sans doute beaucoup plus difficile.

Reportage sur le DAB+ de notre JT 19h30 de ce jeudi 15 novembre, ainsi qu'une réaction de Jean-Claude Marcourt:

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