D'où viennent et comment sont produites ces fleurs que je vais acheter pour maman?

Un bouquet pour la fête des mères? C'est aussi une tradition mexicaine!
Un bouquet pour la fête des mères? C'est aussi une tradition mexicaine! - © ALFREDO ESTRELLA - AFP

Le choix d'un bouquet passe désormais par des questions sur l'origine et le mode de production des fleurs. Comme pour une barquette de fraises. « Je le constate depuis peu de temps », commente Laurent Leclercq, fleuriste indépendant à Bruxelles.

«J'essaie d'avoir de plus en plus de fleurs belges et de saison. Depuis le début de l'année, un producteur belge propose des roses écologiques. A la place de certains pesticides, il utilise des insectes. » Il est bien entendu que la plupart des fleurs sur le marché belge sont importées. Des Pays-Bas, d'Italie, d'Israël, d'Equateur.

Et aussi du Kenya, où la culture fait vivre des dizaines de milliers de personnes, mais assèche aussi progressivement le lac Naivasha proche de gigantesques fermes florales puisqu'une dizaine de litres d'eau est nécessaire pour qu'un bouton de rose éclose.

Pour quelques centimes

Malgré le coût de la main d'œuvre (bon marché, il est vrai!) et du transport, une rose du Kenya est importée pour une dizaine de centimes d'euros, prix imbattable dans les grandes surfaces essentiellement.

En Europe, les Pays-Bas en dominent la culture. Pour des exportations annuelles d'environ huit milliards d'euros, une fleur sur deux vendue dans le monde y est produite. Mais compte tenu du climat incertain et de la culture en serre, une rose néerlandaise émet six fois plus de CO2 qu'une rose kenyane. Autre observation: la trace de pesticides sur la fleur, jusqu'à une douzaine sur certaines roses.

Maman mieux que Valentine

A l'image de la Saint-Valentin, la fête des mères génère un double ou même un triple chiffre d'affaires. Mais le fleuriste se sera approvisionné à mauvais compte : « Cette semaine, de lundi à jeudi, à la criée de Bruxelles, les prix ont doublé ».

Quel tarif final pour une belle réalisation d'un professionnel, avec des fleurs de saison, comme la rose, la pivoine, agrémentées de quelques importations, comme la gypsophile et l'eucalyptus ? « Entre vingt et cinquante euros de moyenne », estime Laurent Leclercq. Comment pour la Saint-Valentin? « Même plus pour la maman. »

Archives: Journal télévisé 13/02/2019

La Belgique compte à peine deux pépinières de roses. C'est peu, trop peu pour répondre à la demande.  Résultat : les fleurs effectuent souvent un très voyage 

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