Cross-Border Commerce Europe: un nouveau lobby pour le commerce en ligne en Europe

Cross-Border Commerce Europe: un nouveau lobby pour le commerce en ligne en Europe
Cross-Border Commerce Europe: un nouveau lobby pour le commerce en ligne en Europe - © Jonas Hamers / ImageGlobe - BELGAIMAGE

Des grandes enseignes comme Ikea, Carrefour, Marks & Spencer ou Nespresso se regroupent pour former Cross-Border Commerce Europe, un nouveau lobby pour le commerce en ligne en Europe. Son objectif principal est de faciliter le commerce en ligne transfrontalier.

Le commerce en ligne dans l’Union européenne, c’est un chiffre d’affaires total de 550 milliards d’euros en 2017 et un petit quart de ce chiffre d’affaires est du commerce transfrontalier. Une entreprise allemande qui vend et livre à un client belge par l’intermédiaire d’une plateforme web, par exemple.

Le commerce en ligne transfrontalier pourrait doubler dans les 5 ans

Ce commerce en ligne transfrontalier est amené à se développer en Europe. Il devrait, selon les prévisions de Cross-Border Europe, doubler dans les cinq ans.

Carine Moitier, qui était déjà cofondatrice à l’époque de BeCommerce, est la Belge à l’initiative de ce nouveau lobby européen : "Toutes les barrières sont maintenant levées, tous les acteurs, tous ceux qui vendent en ligne doivent pouvoir livrer au consommateur final, il ne doit plus y avoir de barrière sur base de l’origine du pays de l’acheteur en ligne. Donc ça, c’est un nouveau challenge pour tous les vendeurs en ligne, pour toutes les entreprises présentes sur plusieurs marchés".

Un défi logistique de livraison et un défi technique qui implique différents modes de paiement en ligne en fonction des pays, et donc aussi une connaissance du terrain économique des différents pays européens.

Quelles seront les activités de ce nouveau lobby ?

L’objectif principal est de tenter de faire grandir ces acteurs européens du commerce en ligne et tenter de les préserver face à Amazon et consorts, qui sont de plus en plus forts sur le marché européen mais aussi mondial, et donc fournir à ces entreprises - Ikea, Carrefour, Massimo Dutti, il y en a plusieurs - des données, des informations et les mettre en réseau pour leur permettre de nouer des partenariats. Ça, c’est pour le côté services aux entreprises. Il y aura évidemment aussi une activité de lobbying auprès des institutions européennes.

Pour prendre un exemple, un dossier brûlant, un dossier qui est capital pour le commerce en ligne : le Brexit, parce que l’enjeu commercial est absolument énorme. L’Angleterre est en fait le tout premier pays européen de l’e-commerce, loin devant les autres. Sur les 550 milliards de chiffre d’affaires en Europe du commerce en ligne, les entreprises anglaises réalisent à elles seules 200 milliards, donc c’est absolument énorme.

Des acteurs qui vendent en plus principalement à l’étranger, selon Carine Moitier : "La plupart d’entre eux vendent à l’international. Citons Marks & Spencer, qui sont très connus en Belgique et qui vendent dans 35 pays aujourd’hui via le web. Ils sont très inquiets par rapport au Brexit et il y a aujourd’hui encore beaucoup d’acteurs qui sont en train d’essayer de voir comment ne pas avoir ce Brexit et comment pouvoir le sauver. Il y a beaucoup de moyens qui sont mis là maintenant pour éventuellement avoir de nouveau un référendum sur le sujet".

Ça, c’est pour le côté britannique. Le rôle de Cross-Border Commerce Europe sera évidemment de plaider le plus possible pour un Brexit le plus soft, le plus doux possible auprès des institutions européennes.

En Belgique, le chiffre d’affaires du e-commerce est de 10 milliards d’euros. Il ne faut pas négliger ça, c’est quand même très important, puisque la Belgique est le neuvième pays européen du secteur.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK