Coronavirus : les syndicats veulent la fermeture du secteur des aides ménagères, déjà à 95% à l'arrêt

Les syndicats veulent la fermeture du secteur des aides-ménagères, déjà à 95% à l'arrêt
Les syndicats veulent la fermeture du secteur des aides-ménagères, déjà à 95% à l'arrêt - © Belga

Les syndicats du secteur des titres-services appellent une nouvelle fois vendredi les autorités à la fermeture de leur secteur. "Nous demandons à la Première ministre de prendre les mesures nécessaires pour protéger correctement les quelque 140.000 aides ménagères", insistent-ils en front commun. Selon Federgon, la fédération qui représente entre autres ce secteur, l’activité y est déjà de facto au point mort à 95% car de très nombreuses entreprises ont elles-mêmes pris la responsabilité de fermer leurs portes et d’ainsi réduire le risque de propagation du coronavirus.

"Nous répétons ici ce que tout le monde sait déjà : la distanciation sociale est tout simplement impossible à appliquer dans le secteur des titres-services", selon les syndicats. "Le gouvernement Wilmès demande aux citoyens de rester chez eux. Les parcs et les terrains de jeux seront fermés. En revanche, on demande aux aides ménagères de se rendre au domicile des clients. Ces clients, qui sont soit des personnes âgées, soit des ménages entiers, sont mis en quarantaine à leur domicile. Cherchez l’erreur."

La distanciation sociale presque impossible

Federgon a également demandé à plusieurs reprises la fermeture du secteur. "Mais, entre-temps, les entreprises ont pris leurs responsabilités et ont fermé leurs portes elles-mêmes", pointe Paul Verschueren, responsable recherche et affaires économiques chez Federgon. "De ce que nous pouvons déduire, 95% du secteur est de facto au point mort. Nous n’avons donc pas compris pourquoi le secteur n’a pas été fermé par le gouvernement fédéral."


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D’une part, les gens doivent garder leurs distances et éviter les contacts mais, d’autre part, les aides ménagères se rendent auprès d’environ un million de familles, s’étonne-t-il. Ce qui conduit, selon lui, à une situation potentiellement dangereuse en raison de la multiplicité des contacts.

D’après Federgon, la situation de ces travailleurs a beaucoup changé depuis le début de la crise du coronavirus. "Auparavant, ils travaillaient dans des maisons vides : les enfants allaient à l’école, les parents au travail. Aujourd’hui, ces familles sont chez elles en raison des mesures de confinement, ce qui rend la distanciation sociale presque impossible. En tant qu’employeur, vous n’avez aucun contrôle sur ce point."

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