Crise politique: "Tous ces mois perdus, ce sont encore des emplois perdus" regrette le patron de Comeos

Dominique Michel, patron de Comeos, la fédération belge du commerce et des services, était sur le plateau de Jour Première ce vendredi. Il déplore la crise politique actuelle, craignant de nombreux mois perdus où auraient pu être développés des dossiers pour aider le secteur du commerce.

"Il n’y a rien qui va se passer puisque le gouvernement est plutôt moribond. Donc, c’est clair que pour nous il y a des dossiers fondamentaux qui vont être mis au frigo pendant quelques semaines, voire quelques mois, avant que, j’espère, on puisse prendre les bonnes décisions. Mais évidemment, tous ces mois perdus, ce sont encore des emplois perdus."

Gros retard de compétitivité

"On a un gros retard de compétitivité par rapport aux pays voisins. Vous savez qu’aujourd’hui un paquet sur deux, un objet sur deux que vous commandez, vous l’obtenez de l’extérieur, de l’étranger, au lieu de l’acheter en Belgique. C’est donc un dossier fondamental."

"Il y a d’autres dossiers, tels que l’adaptation de notre système de fiscalité aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, l’épicier du coin ou le supermarché du coin est beaucoup plus taxé que les géants du Net. Donc là, il y a véritablement une possibilité pour le gouvernement de mettre en œuvre des mesures, comme l’a fait la France d’ailleurs, pour arriver plus ou moins à un équilibre."

"La solution, ce n’est pas de taxer plus, c’est de taxer de la même façon. Et on parle beaucoup d’environnement, vous savez qu’aujourd’hui ce qui est acheté sur ces grandes plateformes échappe aux règles environnementales. Si demain vous commandez un frigo, vous ne pouvez pas rendre votre ancien frigo à la personne d’Amazon qui vient vous livrer. Par contre, si vous le commandez en ligne dans une chaîne belge, vous pourrez rendre votre frigo."

"Donc, il y a toutes les obligations environnementales qui échappent aujourd’hui à la réglementation. C’est un problème puisque le commerce en ligne augmente, et c’est très bien qu’il augmente, mais il faut que tout le monde participe, notamment aux charges pour la société."