Crédit auto: pour éviter les pièges, le fédéral impose un examen aux intermédiaires

La mesure est bien reçue dans le milieu même, en tout cas la fédération des métiers de l'automobile.
La mesure est bien reçue dans le milieu même, en tout cas la fédération des métiers de l'automobile. - © INGO WAGNER - AFP

Il ne devrait plus y avoir de piège au crédit dans les garages ou les concessions automobiles. Le gouvernement fédéral va imposer un examen à des milliers d'intermédiaires de crédit. Cet examen va permettre de mesurer les compétences de tous les employés qui proposent des produits de crédit à la consommation à l'achat d'un véhicule neuf ou d'occasion.

La mesure est bien reçue dans le milieu même, en tout cas la fédération des métiers de l'automobile. Car un tel examen participe à l'assainissement du secteur, où des fraudes sont encore constatées.

Des réseaux organisés

"Ce sont des réseaux organisés", explique Serge Istas, secrétaire général de Traxio, ex-Federauto. Des réseaux qui, "avec des bons de commande falsifiés, où la voiture n'existe même pas, organisent des demandes de crédit. Ils ont besoin la plupart du temps d'un intermédiaire véreux, qui évidemment va disparaître dans les semaines ou les mois qui vont suivre".

Les effets d'un pareil examen seraient donc doubles. D'une part, écarter les intermédiaires véreux, qui trompent à la fois le client et les banques. D'autre part, pour l'intermédiaire scrupuleux, détecter les faux documents (fiche de paie, carte d'identité) d'un client.

Pour Serge Istas, "il parait extrêmement important qu'ils soient aussi professionnels dans la rédaction de leur demande de crédit qu'ils doivent l'être dans la rédaction de leur bon de commande, ou dans la mise en conformité de leurs voitures, la rédaction du "carpass" et tout ce qui constitue le produit voiture en général".

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