Coronavirus et relance économique : "le moratoire sur les faillites fait partie des pistes", affirme Sophie Wilmès

C’est la rentrée pour tout le monde, y compris pour le gouvernement. Rentrée médiatique, pour la Première ministre Sophie Wilmès, invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première ce lundi. Elle y a notamment évoqué l’avenir de son gouvernement, qui demandera à nouveau la confiance du Parlement le 17 septembre prochain, mais aussi la situation de la pandémie de covid-19 en Belgique, ainsi que la relance économique qui devra se faire après des mois difficiles.

L’Union des classes moyennes (UCM) tirait la sonnette d’alarme la semaine dernière : un commerce sur deux serait menacé de disparition en Belgique, après des soldes peu encourageants. "La période des fêtes de fin d’année sera décisive pour certains. S’il n’y a pas de retour à un shopping normal, ce sera le coup de grâce", prévenait l’union. Ce lundi, l’UCM écrit une lettre ouverte aux autorités politiques pour réclamer un assouplissement des mesures sanitaires, et qu’on les "laisse faire tourner leurs entreprises".


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Parmi les mesures de relance, l’UCM évoque le retour d’un moratoire sur les faillites d’entreprises. "Il y a une série de pistes, et effectivement une discussion là-dessus", confirme Sophie Wilmès. Mais pour élaborer un "package" autour du plan de relance, il faudra que "l’on s’accorde au minimum au Parlement". "Derrière la relance, il y a le soutien aux entreprises qui sont encore en difficultés, le soutien à certains secteurs, la relance par l’investissement dans des secteurs à haute valeur ajouté, et la stabilisation", précise Sophie Wilmès.

Pour la Première ministre, il y a donc "énormément de travail pour les entreprises, mais aussi pour les finances de l’Etat." Il faut que celles-ci soient "regardées et contrôlées", note Sophie Wilmès, qui rappelle par ailleurs que des décisions ont été prises pour soutenir les entreprises jusqu’en décembre.

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