Coronavirus en Belgique : les syndicats couvriront les actions spontanées dans le secteur du transport

Un camion dans les Ardennes.
Un camion dans les Ardennes. - © Beeldbewerking - Getty Images/iStockphoto

Les syndicats couvriront d’éventuelles actions dans le secteur du transport, ont-il fait savoir au lendemain de l’échec de négociations sur l’octroi de primes aux travailleurs, dans le contexte de la crise du coronavirus. Aucune action n’est prévue pour le moment.

Les rapports entre syndicats et employeurs du secteur se sont fortement dégradés, après l’échec des discussions de lundi. Les employeurs ont justifié leur refus par le fait que le secteur, dont la rentabilité est faible, "n’a pas les moyens d’offrir des primes". Une fin de non-recevoir qualifiée de "gifle" par les organisations syndicales qui estiment que les travailleurs du secteur sont passés de "héros" à "zéros" aux yeux des patrons.


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"Nous avions prévenu les employeurs que nous ne pourrions plus contenir notre base et que des actions éclateraient si rien n’était obtenu", explique Frank Moreels, président du syndicat socialiste UBT. Il n’est en revanche pas question d’un préavis de grève pour le secteur.

Les syndicats disent n’avoir désormais d’autres choix "que de mettre chaque employeur individuellement devant sa responsabilité". Une approche qui risque de stimuler davantage encore "la concurrence déloyale" au sein du secteur. Mais "les trois fédérations patronales (patronales Febetra, TLV et UPTR, ndlr) n’en ont apparemment rien à foutre (sic)", déplorent les syndicats FGTB-UBT et CSC-Transcom dans un communiqué.