Coronavirus en Belgique : "Les perspectives sont de moins en moins bonnes" pour l'événementiel

Le Conseil national de sécurité (CNS) a décidé ce lundi de réduire de 200 à 100 le nombre de personnes pouvant assister à des événements en intérieur et de 400 à 200 pour les événements en extérieur, avec obligation quoi qu’il en soit de porter le masque. Des mesures drastiques qui inquiètent le secteur de l’événementiel. Celui-ci espère un soutien du gouvernement mais aussi une responsabilisation des citoyens, a réagi lundi la porte-parole de l’Alliance des fédérations belges de l’événementiel, Vinciane Morel.

"Honnêtement, on s’y attendait vu les derniers chiffres", reconnaît Vinciane Morel. "Mais on doit se remettre autour de la table et réfléchir à d’importantes mesures de soutien et de relance, car les perspectives sont de moins en moins bonnes."

Appel au soutien du gouvernement

La porte-parole de l’Alliance des fédérations belges de l’événementiel espère le soutien du gouvernement pour éviter des "faillites monstrueuses". Selon ses calculs, la perte de chiffres d’affaires se compte en milliard d’euros dans le secteur.

On a déjà fait un trait sur 2020, on aimerait ne pas devoir faire de même pour 2021

Vinciane Morel demande aussi aux citoyens de respecter les règles sanitaires afin que la situation puisse être endiguée. "On a déjà fait un trait sur 2020, on aimerait ne pas devoir faire de même pour 2021", souligne-t-elle.

Et de rappeler que pour l’Alliance, la santé publique passe avant tout. "On respecte les décisions du CNS car ce sont les experts", dit-elle, avant de toutefois nuancer. "On reste persuadés qu’un événement de 100 personnes bien organisé peut être mieux encadré qu’une fête de famille d’une dizaine de personnes".

Entre espoirs et déception

Le secteur de l’événementiel compare ces dernières semaines à un yo-yo, oscillant entre espoirs et déceptions. "On accepte de patienter encore un mois mais on espère pouvoir reprendre nos activités en septembre. Cela ne sera possible que si tous les citoyens y mettent du leur", rappelle Vinciane Morel.

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