Coronavirus en Belgique : la limite de transaction pour les paiements sans contact portée de 25 à 50 euros

Depuis ce mardi 14 avril, les terminaux de paiement aujourd’hui en service (dans le cadre des mesures de confinement actuelles) sont progressivement adaptés aux nouvelles limites pour les payements sans contacts. Febelfin, la fédération du secteur financier, a en effet annoncé lundi le relèvement du plafond de 25 à 50 euros pour les paiements sans contact. Cette mesure fait partie de l’arsenal destiné à lutter contre le coronavirus.

Concrètement, la limite de transaction pour les paiements par carte sans contact et sans code Pin en Belgique est portée de 25 à 50 euros par opération. Les consommateurs ne devront saisir un code Pin que lorsqu’ils paieront plus de 50 euros.

En cas de paiements successifs par carte sans contact et sans code Pin, la limite cumulée sera portée à 100 euros.

Test Achats s’oppose à des mesures définitives

L’organisation de défense des consommateurs Test-Achats s’oppose à des mesures définitives pour les paiements sans contact.

"Dans les circonstances actuelles, nous pouvons comprendre le souhait d’augmenter les seuils de paiement, mais il ne faut pas oublier qu’une telle augmentation attirera probablement fraudeurs et escrocs", signale Test Achats, qui demandent que le relèvement de plafond ne s’applique que lors de la crise du coronavirus.

"Nous demandons dès lors que ce relèvement des seuils de paiement soit prévu de façon temporaire, le temps que dure la crise liée au Covid-19", affirme Julie Frère, porte-parole de Test Achats, qui ajoute que "c’est d’ailleurs en ce sens qu’ont tranché les différents pays tels que l’Espagne, l’Allemagne ou les Pays-Bas, qui ont adopté la même mesure".

Quels risques en cas de vol ?

Comme il n’est pas nécessaire d’introduire un code secret pour faire un paiement sans contact, le risque est élevé qu’un voleur s’en serve pour payer un achat quelconque aux frais du propriétaire de la carte. D’où l’importance d’avoir le bon réflexe : signaler immédiatement la perte ou le vol de votre carte bancaire.

"Dès que le client a signalé le vol ou la perte de sa carte, explique Marc Christophe, expert en moyens de paiement chez Worldline, sa carte sera entièrement bloquée. Cela veut dire que plus aucune transaction, même de cinq cent, ne pourra être réalisée avec la carte en question. Il faut savoir qu’avec une carte Bancontact, toutes les transactions électroniques vont jusqu’à la banque pour être validées. Donc, une fois que la carte est bloquée, plus aucune transaction ne peut avoir lieu."

Reste l’intervalle entre le moment où la carte est volée (ou perdue) et le moment où elle est signalée volée (ou perdue) et bloquée. Il y a là un angle mort et donc, un risque. "Mais c’est un risque limité, rassure Marc Christophe. La protection mise en place consiste d’abord à limiter le nombre limité de transactions successives possibles sans contact, c’est-à-dire sans code PIN. En l’occurrence, il s’agit de 5 transactions maximum. Par ailleurs, le montant maximal est de 50 euros en général".

"En général", parce que certaines banques peuvent proposer un montant supérieur à leurs clients.

Les applis bancaires à la rescousse

Il est donc essentiel de réagir vite. D’abord, évidemment, constater le plus vite possible la perte ou le vol de la carte Bancontact. Puis, signaler le vol ou la perte. Ou mieux encore : annuler immédiatement la fonction "paiement sans contact" en utilisant votre appli bancaire. Là, c’est littéralement instantané.

C’est possible chez Belfius par exemple. 29% des blocages de cartes se font par les applis smartphone ou sur Internet. "En cas de vol, explique Sophie Hawez, on va recommander de bloquer cette fonctionnalité via son appli sur son smartphone mais surtout, on va insister sur le fait que chaque client doit immédiatement bloquer la ou les cartes perdues ou volées, ce qui est également possible par téléphone ou en agence."

Un numéro à avoir toujours sur soi : Cardstop 070.344.344 même depuis l’étranger.

En cas de vol, il est également important de faire une déclaration à la police.

Reportage dans notre 13h:

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