Coopératives Arco: "Une solution juridiquement défendable est atteignable"

Le CD&V est favorable à une solution concertée pour les coopérateurs d'Arco, comme le prévoit l'accord du gouvernement Michel. "Si tout le monde fait un petit effort, une solution réalisable et juridiquement défendable est certainement atteignable", a indiqué le chef de groupe des chrétiens démocrates flamands à la Chambre, Servais Verherstraeten.

La garantie accordée par la Belgique aux sociétés coopératives financières Arco enfreint le droit de l'UE, a estimé ce jeudi l'avocat général de la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) dans un avis. Celui-ci stipule également que la Commission européenne a conclu à juste titre à une aide d'Etat interdite.

"Contre une procession d'Echternach juridique"

"Plutôt que de continuer pendant des années avec des procédures, je plaide pour qu'une solution concertée soit trouvée avec les coopérateurs d'Arco pour qu'ils reçoivent une indemnisation", a indiqué Servais Verherstraeten.

"Je suis contre une procession d'Echternach juridique. La concertation demandera également du temps, mais elle permettra de trouver des accords", a-t-il ajouté.

Garantie publique de 100 000 euros

Dans la foulée de la débâcle du groupe Dexia, dont Arco était l'un des principaux actionnaires, les coopérateurs d'Arco avaient obtenu du gouvernement Leterme, en octobre 2011, une garantie publique de 100 000 euros, au grand dam des autres actionnaires de Dexia, qui avaient vu leur investissement s'évaporer.

Arco était le bras financier du mouvement ouvrier chrétien (MOC en français, ACW en néerlandais). Le groupe coopératif est en liquidation depuis décembre 2011 et la débâcle de Dexia dont il était l'un des principaux actionnaires. Plus de 780 000 coopérateurs, en majorité flamands, sont concernés.

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