Comment vont nos banques cinq ans après leur effondrement?

Dexia, le fantôme encombrant de la finance belge
Dexia, le fantôme encombrant de la finance belge - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Cinq années après l'éclatement de la crise financière et l'effondrement des grandes banques belges, la question se pose: comment vont nos banques aujourd'hui? Sont-elles mieux armées pour résister à de nouvelles secousses ? Ou faut-il encore avoir peur de leur confier nos sous?

Imaginons un Belge qui revient au pays après six ans d'absence et sans jamais avoir entendu parler de la crise. Que voit-il dans notre paysage financier ?  Quatre grandes banques, comme en 2007, avec juste certains noms qui ont un peu changé. ING et KBC sont toujours là, Fortis s'appelle BNP Paribas Fortis. Il y a bien Belfius... C'est quoi ça Belfius?

Rassurons-le, ces banques vont mieux. Par exemple, voilà les bénéfices qu'elles ont réalisé au premier semestre: 1 milliard d'euros pour KBC, 617 pour BNP Paribas Fortis et 255 pour Belfius. Des résultats en hausse, en partie grâce à des réductions du personnel et une rationalisation des outils. Et ces banques ont réduit la taille de leur bilan et de leur exposition au risque.

La banque fantôme

Notre revenant peut donc ouvrir un compte sans trop d'inquiétude. Tant que le système bancaire européen tient le coup et que la zone euro est stable, pas de danger ! Mais pas de chance, le voilà qui nous demande d'ouvrir un compte chez Dexia ! Malheureusement ce n’est plus possible, Dexia c'est juste un fantôme de banque, mais aussi un cauchemar potentiel pour nos finances ! Vous croyez vraiment qu'il faut lui parler des 43 milliards d'euros de garantie ? Laissons-le redécouvrir les délices de la finance made in Belgium avec ses survivantes et son fantôme encombrant.

Michel Visart

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