Comment les entreprises intègrent-elles les réseaux sociaux et influenceurs pour convaincre leur clientèle?

Les entreprises utilisent de nouvelles techniques pour nous convaincre d’acheter leurs produits ou leurs services . Le marketing a nettement évolué.

Le baromètre 2009 de la société Sortlist donne une petite idée des besoins les plus fréquents des entreprises en la matière : création de sites web, gestion des marques, publicité, relations publiques. Classique, certes, mais attention aux apparences comme l’explique Nicolas Finet, un des cofondateurs de Sortlist.

"Ce qu’on constate en fait, c’est que le marketing a fondamentalement plus changé cette dernière année que les 50 avant. Et paradoxalement, on a des experts du marketing, des marques qui communiquent beaucoup, qui viennent nous voir parce qu’ils sont à la recherche de spécialistes dans des nouvelles expertises du marketing. Je vous donne un exemple clair : les influenceurs, les stratégies pour travailler avec des influenceurs est quelque chose dont on ne parlait pas encore il y a un an, et qui est aujourd’hui fort demandé par des experts et des marques qu’on connaît tous."

Sortlist est assez bien placé pour poser ce constat, puisque sa plateforme Internet met en relation des sociétés de toutes tailles — des PME, des grandes boîtes — avec des spécialistes du marketing sous toutes ses formes.

Mais ces entreprises, et en particulier les plus grosses, emploient pourtant des spécialistes du marketing. Là ou ça coince, c’est qu’ils ne possèdent pas tous les profils capables de, par exemple, développer une stratégie sur les réseaux sociaux.

Budgets marketings plus fragmentés

Autre constat : les budgets marketing sont plus fragmentés qu’avant, reflet sans doute de l’individualisation marquée de notre société.

"Le gros changement est qu’avant on avait un message pour tout le monde, alors qu’aujourd’hui on est plus dans une dynamique où on veut avoir un message pour une personne en particulier. Du coup, on doit pouvoir analyser qui sont nos clients, quels sont leurs modes de recherche, comment ils vont passer à l’acte d’achat, comment on va les fidéliser à ce genre de chose… Chaque secteur est différent, chaque taille d’entreprise est différente, et donc tous les canaux pour les toucher sont différents, ont besoin d’acteurs spécialisés, etc. Ça induit des complexités de plus en plus importantes, et donc le fait de pouvoir trouver des experts précisément pour chaque étape de ce parcours, de cette expérience d’achat qui est de plus en plus complexe", ajoute Nicolas Finet.

C’est un vrai défi pour les marques bien établies avec leurs habitudes de consommation, leurs méthodes, leur marketing traditionnel, car elles voient débouler tous les jours, ou presque, de nouveaux concurrents qui, eux, ont les codes pour parler aux consommateurs d’aujourd’hui, hyper connectés. C’est le cas du secteur bancaire.

"On voit des acteurs comme Revolut ou comme N26 qui n’étaient pas là il y a trois ans. C’est un exemple parmi tant d’autres. On le voit aussi dans les modes de transport. Aujourd’hui, les transports publics viennent se faire un peu secouer par les différentes trottinettes qu’on voit à gauche à droite, Uber qui commence à mettre des vélos, etc. Je pense donc que si on prend industrie par industrie, c’est de plus en plus compétitif, on ne peut plus se reposer et se mettre dans une zone de confort, il faut véritablement aller de l’avant et innover. Et pour innover, il faut bien s’entourer, c’est aussi simple que ça."

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