Comment et où dépenser vos écochèques?

Edenred est une des sociétés émettrices d'écochèques
Edenred est une des sociétés émettrices d'écochèques - © FILIP DE SMET - BELGA

Les écochèques sont des incitants verts. Ils constituent un avantage extra-légal dans le secteur privé, qui permet aux travailleurs de recevoir jusqu'à 250 euros par an.

La valeur nominale est de 10 euros par chèque. Le nombre d’écochèques octroyés au travailleur dépend du nombre de jours prestés au cours de l’année écoulée.

Le montant versé par l'employeur est net, sans charges sociales. Les chèques ont une validité de deux ans et sont libellés au nom du travailleur.

En 2016, 2,5 milliards d'euros ont été distribués en écochèques et en chèques-repas, dont 232 millions pour les écochèques, distribués à 1,58 million de Belges, soit 125 000 de plus qu'en 2015.

Mais il y a un problème. Les écochèques sont compliqués à utiliser. On ne sait pas toujours quels produits ils permettent d'acheter, aucun label clair n'existe, ils permettent d'acheter des produits qui ne sont pas pas toujours éco-responsables et, enfin, beaucoup de commerçants ne les acceptent pas dans leur version électronique.

Suppression ou passage à l'électronique?

Depuis l'an dernier, les écochèques sont passés à la version électronique, comme les chèques-repas. Avantage: la réduction des risques de vol ou de perte, de gaspillage de chèques qui viennent à échéance. Des gaspillages qui profitaient aux sociétés émettrices des chèques (Sodexo, Edenred,...). Les écochèques se trouvent aussi sur la même carte de paiement électronique que les chèques-repas, ce qui permet de dépenser le montant avec beaucoup plus de flexibilité. Les employeurs auront moins de frais administratifs et ne devront plus prévoir de transport sécurisé, par exemple.

Parallèlement aux écochèques électroniques, les travailleurs salariés peuvent encore recevoir des écochèques en version papier, en partie ou en entièreté. 

Mais ces dernières années, il a été régulièrement question de les supprimer en raison de leur coût administratif et de leur manque de succès.

L'électronique est 50% moins cher à gérer que le papier

Une proposition de loi visant à les remplacer par un montant net équivalent sur la fiche de salaire s'est fait recaler à deux reprises par le Conseil d'Etat. CD&V et MR sont partisans d'un passage rapide à l'électronique, 50% moins cher à gérer que le papier, avec un élargissement des possibilités de paiement, notamment pour des achats en ligne. L'Open Vld lui s'oppose aux écochèques électroniques et veut leur suppression pure et simple début 2019. La N-VA est également pour leur remplacement par un supplément net de salaire.

Test-Achats jugerait regrettable que le système passe à la trappe et demande dans tous les cas que le consommateur reçoive un montant équivalent net sur son compte en banque.

Où dépenser les écochèques?

Le Conseil National du Travail définit la liste des articles que l'on peut acheter avec des éco-chèques. Ce site la reprend de façon pratique: Shopingreen. La liste des produits que l'on peut acheter avec des écochèques se concentre sur l'achat et l'installation de produits respectueux de l'environnement. La plupart des supermarchés acceptent les écochèques. Beaucoup de magasins et chaînes de sport, d'électroménager et de bricolage les acceptent aussi, souvent de façon très large.

Liste non exhaustive :

  • les appareils électriques répondant à certaines règles énergétiques strictes (A+, A++): lave-vaisselle, réfrigérateurs, congélateurs, lave-linge, sèche-linge, télévisions, fours, hottes, chauffe-eau, aspirateurs, lampes...
  • les chaudières et fenêtres à haut rendement, les robinets thermostatiques, les douchettes économiques, citernes de récupération d'eau de pluie, économiseur d'eau pour robinet
  • les évaluations énergétiques
  • les dispositifs à énergies renouvelables tels que les panneaux et chauffe-eau solaires, pompes à chaleur, etc.
  • la construction et rénovation de bâtiments passifs, isolation, etc.
  • ce qui a trait au compostage et au recyclage des déchets
  • les installations LPG
  • le bois durable
  • les machines à soda et leurs accessoires
  • l'achat et le placement de dalles de gazon, ainsi que les dalles perméables
  • les plantes et les bulbes
  • les outils de jardinage sans moteur
  • les batteries rechargeables
  • les aliments bio
  • les cosmétiques bio
  • la location, achat et entretien de vélos, y compris électriques, de pièces et d'accessoires, et des scooters électriques
  • les bornes de recharge pour véhicule électrique
  • les filtres à particules
  • les vêtements bio
  • les vêtements, les meubles et les livres de seconde main
  • les langes lavables
  • les voitures et vélos partagés
  • les cours d'éco-conduite
  • les déplacements en autocar
  • la SNCB (sur le réseau belge, achat de billets en gare) y compris l’achat de tickets Eurostar, à condition que vous fassiez l’achat dans un bureau Jetair, Thomas Cook ou Trans Europe. A noter que la STIB, les TEC et De Lijn n'acceptent pas les écochèques. De Lijn explique que seuls les billets et cartes multivoyages pourraient être achetés de cette façon en vertu de l'accord interprofessionnel, or la société veut promouvoir les abonnements mais aussi pour des raisons pratiques liées à la perte de temps dans le cas d'une vente à bord des véhicules et pour les revendeurs à la commission à verser aux sociétés émettrices des chèques.
  • les séjours dans des infrastructures touristiques bénéficiant du label "Clé verte" (exemple: le festival de musique LaSemo, à Enghien : il a reçu le label Clé Verte, qui récompense dix années d'efforts de cet événement qui dès ses débuts s'est voulu durable : gobelets réutilisables et consignés, initiatives en matière d'accessibilité et de mobilité, d'alimentation, de déchets, ou encore de gestion des espaces verts).
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