Colère de Pékin après l'arrestation d'une dirigeante de Huawei sur demande des USA

Le logo de la firme Huawei
Le logo de la firme Huawei - © WANG ZHAO

La Chine s'est insurgée jeudi contre l'arrestation au Canada, sur demande des Etats-Unis, d'une haute dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, une affaire qui pourrait perturber la récente trêve dans la guerre commerciale Pékin-Washington.

"Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver. Les Etats-Unis réclament son extradition et une audition pour sa remise en liberté conditionnelle doit avoir lieu vendredi", a indiqué mercredi le ministère canadien de la Justice.

Des informations de presse affirment que Washington soupçonnerait Mme Meng, la directrice financière de l'entreprise, de violation des sanctions américaines contre l'Iran. Huawei est un leader mondial des smartphones et des équipements télécoms.

Le fondateur d'Huawei, un ancien membre de l'armée chinoise

Meng Wanzhou est également la fille de Reng Zhengfei, le fondateur de Huawei, un ancien membre de l’armée chinoise. Un passé qui incite Washington à soupçonner l’entreprise chinoise d’espionnage. Des soupçons qui ont déjà poussé la Nouvelle-Zélande, l’Australie mais aussi le Royaume-Uni à écarter Huawei du marché de la 5G.

En réaction, des internautes chinois ont appelé au boycott des produits Apple au profit des téléphones Huawei, fleuron de la high tech chinoise devenue l’an dernier le deuxième vendeur mondial de smartphones devant la marque à la pomme.

Demande de clarifications

L'annonce de cette arrestation intervient après l'annonce ce weekend d'une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine, à l'issue d'une rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, en marge du G20 en Argentine.

"Nous exigeons des deux parties (Canada et Etats-Unis) que des clarifications nous soient fournies au plus vite quant aux motifs de cette détention", a martelé jeudi lors d'un point presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

Il a demandé la remise en liberté "immédiate" de Meng Wanzhou.

L'ambassade de Chine au Canada avait déjà indiqué dans un communiqué diffusé plus tôt que Pékin avait "protesté avec force" contre cette interpellation d'une citoyenne chinoise "n'ayant violé aucune loi américaine ni canadienne".

 

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