Chute d'Alfacam: un coup de tonnerre en Flandre

Alfacam, une société en très mauvaise posture
Alfacam, une société en très mauvaise posture - © Belga/NICOLAS MAETERLINCK

Alfacam un des fleurons de la haute technologie audiovisuelle pourrait disparaître. Un coup dur pour cette entreprise flamande, mais aussi pour le gouvernement flamand. Des millions d'euros sont en jeu.

Alfacam commence sa belle histoire en 1987. Le fondateur commence ses affaires avec des caméras de locations. 20 ans plus tard, Alfacam devient leader mondial de la transmission d'événements sportifs et culturels: la société a remporté les marchés pour les jeux olympiques de Pékin et de Londres, entre autres.

Tout se passe bien jusqu'au moment où la société choisit de lancer sa propre chaîne télévisée: Exqui. L'ambition: faire une belle ombre à la VRT et à VTM. Mais c'est Exqui qui rentre dans l'ombre. Et plombe les comptes.

Depuis lors, la société cherche un repreneur.

Au Forum de Davos, le ministre président flamand Kris Peeters croyait avoir trouvé des candidats indiens. Mais ces derniers viennent de décliner. Ils scellent sans doute le sort de la société: ce sera soit la faillite ou le démantèlement et la vente. 150 personnes pourraient perdre leur emploi.

Et en cas de  faillite le gouvernement flamand pourrait perdre pas mal d'argent. Voici deux ans, il a accordé sa garantie: plus de 16 millions d'euros. Pour Kris Peeters, les pertes n'atteindront jamais cette somme. Cela montre en tout cas après notamment la chute de Lernout et Hauspie, que les entreprises de haute technologie flamandes ont du mal à rester grandes.

M. Lagase

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