CETA : "Le Canada n'a pas de leçon à recevoir de la Wallonie"

Ce vendredi, Bertrand Henne recevait Vincent Reuter au micro de Matin Première. L'administrateur délégué de l'UWE, l'Union Wallonne des Entreprises, y a donné son point de vue sur le CETA, le traité entre le Canada et l'Union européenne. Ce dernier est débattu ce vendredi au Parlement wallon et l'enjeu est massif car un recours au "non" déboucherait sur un blocage de la signature.

Pour Vincent Reuter, la Wallonie semble bien isolée sur la scène internationale. "Je ne comprends pas pourquoi nous sommes les seuls à ne pas être d'accord avec ce traité" a-t-il expliqué, avant d'ajouter que "sous prétexte de mondialisation, nous avons peur des Chinois au niveau économique et nous ne voulons pas traiter avec les Canadiens. Le Canada n'a pas de leçon à recevoir de la Wallonie".

Un frein à la démocratie 

Pour l'administrateur délégué de l'UWE, le probable vote négatif du Parlement wallon risque de bloquer l'Europe. Ce que Vincent Reuter fustige : "Vous pensez que c'est démocratique de bloquer l'Europe ? En tant qu'électeur, le mandat que j'accorde à nos élus, ce n'est pas de faire de nous la risée de l'Europe".

Le sujet du CETA a donc occupé la majeure partie de l'interview. Mais pour Vincent Reuter, le problème est plus ancré. "Nous sommes les seuls effrayés par le traité. Il suffit de dire le mot "libéralisation" en Wallonie, et ça fait le même effet que l’apparition de Lucifer dans un couvent de nonnes. Penser se protéger en construisant des barrières, c'est une illusion".

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