Canada: une loi force les postiers en grève à reprendre le travail

Drapeau canadien
Drapeau canadien - © DAVID GANNON (AFP)

La grève qui paralysait la distribution de courrier dans tout le Canada depuis trois semaines a pris fin dimanche soir après l'adoption d'une loi spéciale de retour au travail.

Aux termes de la loi entérinée dimanche, les postiers obtiennent quelques augmentations salariales étalées sur quatre ans, mais bien inférieures à ce qu'ils souhaitaient. Un arbitrage doit suivre, lors duquel le syndicat et la direction présenteront chacun leur proposition finale. L'arbitre, nommé par le ministre du Travail, doit choisir l'une d'entre elles. Les 48.000 employés en grève sont contraints de retourner travailler dès lundi. La loi, à l'initiative du gouvernement conservateur de Stephen Harper, a reçu dimanche soir la sanction royale, c'est-à-dire la signature du gouverneur général David Johnston, qui représente la reine Élizabeth II au Canada. C'est la dernière étape d'adoption de la loi. Le gouvernement conservateur avait justifié son intervention par la nécessité de protéger la reprise économique et notamment les PME. L'opposition menée par son chef charismatique Jack Layton trouvait que le pouvoir se range du côté de l'employeur. Le syndicat des postiers a déclenché des grèves tournantes le 3 juin et la direction de Postes Canada a décidé un lock-out (grève patronale, fermeture provisoire d'une entreprise pour contrer un mouvement social) le 14, invoquant la chute des volumes du courrier et l'impossibilité d'en assurer la distribution "en toute sécurité". Le conflit portait sur les salaires, les retraites et les nouvelles technologies de tri du courrier introduites par la poste, touchée par la concurrence de l'internet.

Belga
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