Brussels Airlines: l'intégration au sein d'Eurowings n'ira pas plus loin

L’intégration de la compagnie aérienne Brussels Airlines à la filière low-coast Eurowings n’ira pas plus loin, a indiqué le groupe Lufthansa lundi alors qu’un conseil d’entreprise extraordinaire a eu lieu ce matin. Mais cela ne signifie pas que l'entreprise ne devra pas "faire des efforts" pour améliorer sa rentabilité. Les syndicats restent attentifs. 

Reconnaissance du modèle spécifique de Brussels Airlines

Cela a été annoncé ce matin : Brussels Airlines quitte le giron d’Eurowings et devient une compagnie à part entière au sein de Lufthansa, avec son propre modèle "hybride" mêlant du moyen-courrier bon marché et du long-courrier plus traditionnel vers l’Asie et l’Afrique. A l’avenir, Brussels Airlines entretiendra par contre des contacts plus étroits avec d’autres filiales du groupe dont Lufthansa, Austrian Airlines et Swiss.

C’est une bonne nouvelle pour le personnel naviguant de la compagnie et aussi une marque de confiance de Lufthansa vis-à-vis de sa filiale belge. Pour autant, Lufthansa ne signe pas un chèque en blanc aux Belges : Brussels Airlines va devoir faire des efforts pour tendre vers une rentabilité encore jugée insuffisante. Quels sont les coûts dans le viseur ? Ceux des emplois au sol, 1500 personnes sont concernées. Un "plan de redressement" sera proposé pour Brussels Airlines au troisième trimestre de cette année, indique-t-on dans un communiqué de presse.

"Les Allemands vont essayer de repérer des doublons et de faire des économies d’échelle qui peuvent  se faire soit en Allemagne, soit à Bruxelles. Il va nous falloir être attentifs à ces fonctions-là", a expliqué Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE.

Pas de grève à l'horizon

À l’issue de ce conseil d’entreprise dont les nouvelles sont jugées satisfaisantes, aucun mouvement de grève ne se dessine. Les vacanciers peuvent donc voyager l’esprit tranquille.

La filière low-coast de Lufthansa dans le rouge

La maison-mère Lufthansa se plaint d’une concurrence féroce des compagnies à bas coûts et prévoyait des "mesures supplémentaires" nécessaires pour sortir du rouge Eurowings. Le groupe allemand a laissé entendre qu’Eurowings enregistrerait une perte opérationnelle cette année alors que l’équilibre était visé. Au premier trimestre, traditionnellement une période faible dans le secteur aérien, Eurowings a essuyé une perte opérationnelle de 257 millions d’euros.

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