Brussels Airlines: les syndicats plutôt rassurés après le conseil d'entreprise extraordinaire

L'intégration au sein du groupe Eurowings, qui débutera au premier trimestre 2019, ne débouchera pas sur un plan social.
L'intégration au sein du groupe Eurowings, qui débutera au premier trimestre 2019, ne débouchera pas sur un plan social. - © Maxime Paquay - RTBF

Les syndicats de Brussels Airlines se sont montrés rassurés lundi après-midi à l'issue d'un conseil d'entreprise extraordinaire de la compagnie aérienne belge. L'intégration au sein du groupe Eurowings, qui débutera au premier trimestre 2019, ne débouchera en effet pas sur un plan social, ni sur une suppression de la marque Brussels Airlines dans l'immédiat. Les représentants des travailleurs se montrent cependant vigilants pour le plus long terme.

Brussels Airlines, centre de compétence pour les vols long-courriers du groupe Eurowings

La compagnie aérienne belge deviendra le centre de compétences pour les vols intercontinentaux d'Eurowings, gérant toutes les activités de l'ensemble du groupe sur ce segment depuis Bruxelles.

Parallèlement, Brussels Airlines participera activement à la stratégie de croissance paneuropéenne d'Eurowings en devenant l'opérateur de l'expansion vers d'autres bases aéroportuaires dans les parties francophone et néerlandophone de l'Europe.

Les deux compagnies continueront d'opérer leurs vols à courte et longue distances depuis leurs bases respectives de Bruxelles, Cologne, Düsseldorf et Vienne.

Concrètement, rien ne change pour les passagers. Contrairement à ce qui avait été dit, les avions de Brussels Airlines continueront à voler en Europe. C'est au niveau administratif que la fusion va avoir lieu. Mais rien ne dit que cela ne va pas changer sur le long terme. 

Reste que cette intégration ne se fera pas du jour au lendemain. La direction du groupe Eurowings prévoit un délai de 2 ans à partir de 2019 pour tout mettre en place.

Pas de plan social

"Nous avons eu la garantie qu'il n'y aurait pas de plan social. Nous sommes donc satisfaits sur le court terme", confie Thierry Vuchelen, de l'ACLVB, pendant flamand de la CGSLB.

"Mais il est possible que certains postes disparaissent à Bruxelles, Cologne ou Düsseldorf. Cela pourrait malgré tout être un 'exercice zéro' (sans licenciements secs, NDLR). Le point sera réabordé en septembre", ajoute le syndicaliste libéral, qui se veut "vigilant" pour l'avenir.

Une position que rejoint Pol Buekenhout, son collègue de la CNE/LBC. "L'inquiétude n'a pas disparu. Nous restons prudents. C'est un processus de longue haleine qui nous attend."

"La direction s'est montrée encline à négocier une convention collective de travail pour garantir l'emploi et pour tranquilliser le personnel", relève, de son côté, Anita Van Hoof, du BBTK, l'équivalent du Setca en Flandre. "Elle assure que l'on trouvera des solutions pour tout le monde."

"Nous n'avons par ailleurs eu aucune garantie que les vols long-courrier vont encore se développer à Bruxelles", déplore Didier Lebbe, de la CNE.

La marque Brussels Airlines reste

Quant à la marque Brussels Airlines, elle ne devrait pas disparaître dans l'immédiat. Sur le long terme, les syndicats ne s'avancent pas sur ce sujet. "En Belgique, presque personne ne connaît Eurowings. Mais peut-être que petit à petit, on ajoutera un autocollant à ce nom-là sur les avions", imagine ce représentant du syndicat chrétien.

La gestion depuis Bruxelles de l'ensemble des vols long-courrier du groupe est en tous les cas "un bon signal" et "une marque de confiance" de celui-ci vis-à-vis du personnel belge, note encore Thierry Vuchelen. "Eurowings n'a aucune expérience sur ce segment", abonde Anita Van Hoof. "Et cela garantit aussi de l'emploi."

"C'est aussi cette compétence en la matière qui donne de la force à Brussels Airlines dans ses négociations avec le groupe Eurowings", analyse enfin Pol Buekenhout.
 

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