Brussels Airlines: le personnel de cabine affilié au syndicat chrétien demande davantage de respect

Un avion de Brussels Airlines
Un avion de Brussels Airlines - © FRANCOIS WALSCHAERTS - BELGA

Si les pilotes et la direction de Brussels Airlines aboutissent à un accord mercredi, cela ne signifiera pas nécessairement la fin du conflit social au sein de l'entreprise, qui connait mercredi son deuxième jour de grève en trois jours. Dans une lettre ouverte diffusée par la CNE/LBC, le personnel de cabine confie avoir "assez donné". Les stewards et hôtesses estiment qu'il est temps qu'ils bénéficient de davantage "de respect et de considération".

Plusieurs membres du personnel de cabine ont rejoint mercredi les pilotes grévistes réunis devant le siège de la compagnie aérienne, à Diegem.

"Notre profession semble peut-être glamour car nous faisons le tour du monde et découvrons toutes sortes d'endroits et de cultures", lit-on dans le document diffusé par le syndicat chrétien mercredi et qui s'adresse aux passagers de la compagnie. "Tout comme les pilotes, nous ressentons le fait de 'voler' comme une passion et avons beaucoup d'amour pour notre métier. Mais ce travail a un prix élevé de nos jours."

Charge de travail

Selon les membres d'équipage qui ont rédigé cette lettre, la charge de travail est devenue intenable et le paquet de tâches à effectuer est toujours plus grand. Les journées de travail durent de plus en plus longtemps et les conventions collectives de travail ne sont pas respectées. Le personnel déplore que la pression soit renforcée alors qu'il serait plus judicieux, selon lui, de permettre aux travailleurs de reprendre des forces afin d'affronter le futur.

"Nous sommes exténués", résument les auteurs du document, qui sont affiliés au syndicat chrétien. Tout comme les pilotes, ils demandent un travail faisable, un meilleur équilibre entre vies privée et professionnelle et des garanties sur le maintien de leur pouvoir d'achat.

La lettre ouverte aborde enfin le sort du personnel au sol, qui mérite également davantage d'attention. Ces emplois sont en effet les plus menacés par l'intégration de Brussels Airlines au sein du groupe Eurowings.

Les autres syndicats s'étonnent par contre du jour choisi pour diffuser ce document, alors qu'ont justement lieu des négociations avec la direction pour trouver une solution au conflit social avec les pilotes.

Dans une communication envoyée aux employés la compagnie, le Setca et la CGSLB, qui rejoignent en partie le message de la CNE, disent vouloir plutôt concentrer leur énergie dans la défense des conditions salariales et de travail et débuter des négociations sur ces points concernant le personnel au sol et de cabine.

Ils souhaitent enfin rassurer les travailleurs en soulignant ne pas vouloir aboutir à un démantèlement de Brussels Airlines.

Reportage et direct de Sophie Mergen (JT 13h)

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