Brussels Airlines : "accord de principe" entre les syndicats et la direction sur une restructuration

La direction et les syndicats de Brussels Airlines ont conclu un accord de principe sur la restructuration annoncée le mois dernier, ont indiqué mercredi les trois syndicats et la direction. Le nombre de licenciements effectifs n'est pas encore connu.

La compagnie aérienne, filiale de Lufthansa, a annoncé la suppression jusqu'à 1.000 postes, soit un quart de ses effectifs. Cette mesure est nécessaire pour garantir la compétitivité de Brussels Airlines, explique-t-on chez Brussels Airlines.

Une "réduction de la voilure"

"Après six semaines de longues et intenses négociations, la direction et les syndicats ont conclu un protocole d'accord portant sur un plan social dû à la réduction de la voilure de la flotte, ainsi que sur une nouvelle structure de rémunération et une adaptation des horaires du personnel navigant", soulignent, dans un communiqué, les syndicats CNE/ACV Puls, Setca/BBTK et CGSLB en front commun. Ce protocole et les CCT qui y sont liées seront très prochainement présentées au personnel.

"Nous sommes bien conscients que tout cela transformera profondément l'entreprise, mais nous avons pu obtenir plusieurs garanties qui nous permettront de préserver un cadre de travail dans lequel le personnel pourra continuer à travailler dans des conditions acceptables", concluent les syndicats.

Les négociations étaient très difficiles et très pénibles

Contacté par nos soins, Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE secteur aéronautique, nous livre sa première réaction à la sortie de ces négociations: "C'était très long, très difficile, très pénible. Il fallait un accord. Il y a une crise mondiale. L'aviation est particulièrement touchée. La société est au plus mal. un nouveau business plan a été proposé par la direction, qui change fondamentalement la manière de travailler. Ce business plan propose de travailler en "hub" et d'abandonner certains "point-to-point" donc des liaisons intra-européennes. Cela demandait des transformations dans les réglementations actuelles. On a travaillé là-dessus. On a mis des gardes fous et maintenant, on va informer et consulter nos affiliés".  

Cet accord était nécessaire

Mais les syndicats sont-ils satisfaits de cet accord? "C'est difficile de répondre oui", reconnait Didier Lebbe. "Cet accord était nécessaire" ajoute-t-il. "L'idéal aurait été qu'il n'y ait pas de crise, et qu'on n'ait pas à demander plus de flexibilité et à rogner un peu sur les salaires. Mais il y a encore des possibilités d'ouverture le jour où l'activité reviendra. On pourra encore négocier et améliorer certaines choses. Mais étant donné la situation actuelle, on n'avait pas le choix. Il fallait répondre aux demandes de l'actionnaire donc la Lufthansa et ces demandes impliquaient un changement fondamental dans la manière de travailler".    

Limiter les licenciements secs 

Grâce à ces plan, la direction et les syndicats espèrent limiter le nombre de licenciements secs. Le chiffre de 300 à 350 pertes d'emplois circule. Pour les autres jobs, l'accent sera sur un régime de départ volontaire, selon des informations de la VRT.  

L'accord de principe va maintenant être soumis vendredi au comité d'entreprise de Brussels Airlines, qui doit le ratifier.

 

Sujet JT 19h30 du 24 juin

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