BRAFA 2019: l'art est-il un bon investissement?

BRAFA 2019 - Clara Scremini Gallery
BRAFA 2019 - Clara Scremini Gallery - © © Fabrice Debatty

Le BRAFA bat son plein en ce moment à Bruxelles. Le BRAFA, c’est la deuxième plus grosse foire d’antiquités et d’art en Europe. Au menu, des tableaux, des vases, des meubles, de l’argenterie, des bustes. En tout, plus de 130 exposants.

Dans les allées, des professionnels bien sûr, des passionnés, mais aussi des petits investisseurs. Pour certains, une manière de placer son argent est de se faire aussi un peu plaisir.

Le profil classique de ces personnes: quelqu’un qui aime l’art, qui ne veut pas prendre beaucoup de risques avec son argent et qui a quelques milliers d’euros à placer. C’est trop peu pour investir dans l’immobilier, qui est souvent considéré comme un investissement de bon père ou de bonne mère de famille. Mais laisser dormir cet argent à la banque sur un carnet d’épargne ne rapporte quasi plus rien. Les antiquités peuvent donc être une alternative.

Ne pas espérer de rendement

Dominique de Villegas est responsable d’une salle de vente aux enchères d’antiquités et d’art à Bruxelles. Il explique qu’avec quelques centaines ou quelques milliers d’euros, il ne faut pas vraiment espérer du rendement, avec ce genre de capital, il faut plutôt chercher le coup de cœur que le bon placement: "Le principe, c'est vraiment de se faire plaisir. Le voir comme un placement, ça me dérange un parce qu'un placement, c'est quelque chose qui est derrière un coffre fort ou sur un écran d'ordinateur, on ne peut pas le voir. On peut voir des courbes monter et descendre mais ce n'est pas très intéressant tandis qu'une oeuvre, on peut en profiter. Dans ce cas, je dirais que l’investissement, il est rentable en terme de plaisir".

Le tableau ou le vase sur lequel vous aviez une vue, si ce n’est pas une signature connue, si ce n’est pas une perle rare, il y a peu de chance qu’il prenne de la valeur avec le temps. Par contre, si c’est une valeur sûre, comme un tableau, une sculpture ou un bijou vous pourrez très vraisemblablement le revendre assez facilement. Vous ne prenez donc pas de risque, mais vous ne gagnerez sans doute pas grand-chose non plus.

Le business des antiquités

Pourtant, l’antiquité est un vrai marché, avec des gens qui font du business, qui investissent et qui gagnent un peu d’argent. Mais il faut plus de moyens à investir à la base pour ça que quelques centaines ou quelques milliers d’euros.

"Admettons quelqu’un qui a déjà un budget fort important — on va dire 10 000 euros — on va pouvoir lui conseiller une pièce avec une signature cohérente, qui est connue sur le marché, que l’on retrouve dans les bases de données et où on a vu une courbe qui est plutôt montante que descendante. La personne va pouvoir se faire plaisir dans ces niveaux-là. Au plus cher la pièce, au plus le potentiel de faire plus cher par la suite, parce que c’est le niveau de qualité le plus important", précise Dominique de Villegas. 

Tout est donc une question de moyens.

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