Biodiversité en mer du Nord : on recense 15% d'espèces exotiques en plus qu'en 2012

Bateau de pêche au large d'Ostende et plage d'Ostende (images d'illustration)
Bateau de pêche au large d'Ostende et plage d'Ostende (images d'illustration) - © AFP/BELGA

La partie belge de la mer du Nord et l’estuaire de l’Escaut abritent 79 espèces d’animaux et de plantes exotiques, soit 15% de plus qu’en 2012, selon une étude publiée par l’Institut flamand pour la mer (VLIZ).

L’étude, réalisée en collaboration avec 14 instituts de recherche, attribue cette augmentation à l’intensification des activités économiques et l’augmentation du trafic maritime.


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La plupart des nouvelles espèces non indigènes recensées proviennent de régions du monde reliées avec notre pays par d’importantes liaisons maritimes.

Espèces invasives

Par exemple, si le "couteau" est devenu l’un des mollusques les plus courants à la Côte belge, il s’agit en réalité d’une espèce invasive, arrivée dans nos eaux via des larves se trouvant dans le ballast de navires venant d’Amérique du Nord.

La plupart des nouvelles espèces exotiques sont des crustacés (crabes, crevettes…), avec 31 espèces (39%), suivies par différents types d’algues (12 espèces, 15%).

Selon les estimations, entre 10 à 15% des espèces d’animaux et de plantes non indigènes représentent une menace pour la biodiversité en Europe car elles entrent en concurrence avec les espèces indigènes ou sont responsables de l’introduction de nouveaux pathogènes.

C’est le cas, par exemple en Belgique, de l’huître creuse japonaise qui avait été sciemment introduite en 1969 mais qui entre en concurrence avec des moules et crustacés indigènes.


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