Biélorussie : les compagnies aériennes n’ont "pas intérêt" à éviter de survoler le pays, estime le directeur de Ryanair

Le directeur général de Ryanair, Michael O’Leary, s’est dit opposé à une interdiction sur le long terme de survoler le Bélarus après l’atterrissage forcé d’un avion de sa compagnie à Minsk pour arrêter un opposant, mardi devant le Parlement britannique.

Depuis que le vol Athènes-Vilnius du 23 mai a été forcé d’atterrir par des contrôleurs biélorusses invoquant une alerte à la bombe, et escorté par un MiG biélorusse jusqu’à l’aéroport de Minsk, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont demandé à leurs compagnies d’éviter de survoler cet espace aérien.

Dénonçant l’arrestation du journaliste et opposant exilé Roman Protassevich, 26 ans, et de sa compagne, qui faisaient partie des passagers, ils ont aussi suspendu l’autorisation d’opérer de la principale compagnie de l’ex-pays soviétique, Belavia.

En forçant l’appareil à atterrir sous un prétexte, les autorités biélorusses ont "clairement commis une violation préméditée de toutes les règles de l’aviation internationale", a estimé M. O’Leary devant une commission parlementaire chargée des transports. Mais l’interdiction de survol de l’espace aérien biélorusse "n’est pas dans notre intérêt à long terme, ni celui de l’industrie, ni des passagers", a-t-il ajouté.

"Les citoyens britanniques seront gênés par le fait que les vols long-courriers entre le Royaume-Uni et l’Asie, par exemple, devront désormais contourner le Bélarus", a-t-il ajouté, affirmant qu’il était "très dangereux de commencer à politiser le survol au-dessus de tel ou tel pays".

Un avis partagé par le directeur général de l’autorité de l’aviation civile britannique, Richard Moriarty, qui plaide pour un "retour dans les faits au protocole de l’aviation civile concernant les survols".

 

Biélorussie: avion détourné pour arrêter un opposant (JT 24/05/2021)

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